Lexique
Ce lexique est concocté par Fludia, dont la spécialité est une solution innovante de diagnostic des consommations d’électricité... n’hésitez pas à visiter le site pour en savoir plus...
Lexique
Absorption (machine frigorifique à)
Ademe
Agrégateur
Alternatif (courant)
Apports gratuits (de chauffage)
Apports internes
Asservi (chauffe-eau asservi)
Auxiliaire de chauffage
Base (production, consommation)
Basse consommation (éclairages)
Bilan carbone
Bilatéral
Bioclimatique
Biomasse
Bleu (tarif)
Bloc (de puissance)
Boucle d’eau
Boucle de courant
Bourse de l’électricité
BT (Basse tension)
Caloporteur ou caloriporteur (fluide)
Calorie
CE (marquage CE)
Certificat blanc
Charge
Cheval-vapeur (CV)
Classe énergétique
Climatisation réversible
CO (monoxyde de carbone)
CO2 (dioxyde de carbone)
Cochet (rapport)
Coefficient C
Coefficient G
Cogénération
Compteur électrique
Confort thermique
Consigne (température de consigne)
COP
Courbe de charge
Cre (Commission de Régulation de l’Énergie)
Crise Californienne
CSPE (Charges de Service Public de l’Électricité)
CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment)
Cyclique (charge)
Data Logger
Degré-jour (de chauffage)
Délestage
Dénivelé de puissance
Dentelle
Dépassements de puissance souscrite
Dérégulation, dérégulé
Dérivé climatique
DGEMP
Distributeur d’électricité
DJU (Degré-Jour Unifié)
Domotique
Double tarif (bleu)
Double-flux (ventilation)
Eaux grises
Échangeur de chaleur
EER
Effet de serre
Efficacité lumineuse
EJP (Effacement Jour de Pointe)
Électro-intensif
Éligible
Émissions de gaz à effet de serre
Energy star
Ensoleillement
Entreprise Locale de Distribution (ELD)
Enveloppe d’un bâtiment
Équilibre production-consommation
Étiquette énergie
Évaporation (rafraîchissement par)
Évaporative (climatisation)
Facteur de charge
Final (consommateur, client)
Finale (énergie)
Fluocompacts (éclairages)
Foisonnement
Fournisseur d’électricité
FPE (Fond de Péréquation de l’Électricité)
Frigogène
Frigorie
FSPPE (Fond de Service Public de la Production d’Électricité)
Futures
Géothermie
Gestion de la charge
Gestionnaire d’énergie
Gradient de température
GRD (Gestionnaire de Réseau de Distribution)
Groupe
GRS (Garantie de Résultat Solaire)
GV
Halogène (éclairage halogène)
Heures creuses
Historique (tarif)
Horo-saisonnier
HPE (Hautes Performances Énergétiques)
HQE (Haute Qualité Environnementale)
HTA, HTB
Hub
Humidité
Hydro-électricité
Immotique
Incandescence (éclairages à)
Index de consommation
Inertie thermique
Injection
Intensité énergétique
IRC
Jaune (tarif)
Joule
Livre blanc sur les énergies
Lumen
Maîtrise de la demande d’énergie (MDE)
Marginal (coût)
Monobloc (chauffe-eau solaire)
Monobloc (climatiseur)
Monotone de puissance
NégaWatt
NF (certification et marquage)
Obligation d’achat
Oligopole
OTC (over the counter)
Péréquation (nationale)
Pertes
Pertes thermiques
Photo-pile
Physique (livraison, achat)
Plancher solaire direct (PSD)
Point de rosée
Point Info-énergie (PIE)
Pointe de consommation
Pompe à chaleur
Pondérateur (coefficient pondérateur de puissance)
Pont thermique
Poste
Pré-diagnostic énergétique
Primaire (énergie)
Prise compteuse
Profil de charge, profilage de charge
Promotelec
Puissance électrique
Puissance souscrite
Puits canadien
Puits de carbone
Puits provençal
Ratio (de consommation)
Rayonnement
Rayonnement nocturne
Re-régulation
Réactive (énergie ou puissance réactive)
Réchauffeur de boucle
Référence (consommations de)
Règlement des écarts
Réglementation thermique (RT2000)
Rendement (énergétique)
Renouvelable (énergie)
Réseau électrique
Résidentiel
Responsable d’équilibre
RTE (Réseau de Transport de l’Électricité)
Ruban
Service universel
Signature énergétique
Solaire actif
Solaire passif
Solaire photovoltaïque
Solaire thermique
Soutirage
Split (système split)
Spot (marché, prix)
Température d’un éclairage
Température extérieure de base
Températures normales
Tempo
tep (tonne-équivalent-pétrole)
Thermique à flamme (production)
Thermosiphon
Timbre-poste (principe du)
Trading
VAr
Veille (consommation de veille)
Ventilation
Ventilo-convecteur
Vert (tarif)
Verte (électricité ’verte’)
Vitrages spéciaux
VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée)
VoltAmpère (VA), kiloVoltAmpère (kVA)
Wattheure (Wh), kiloWattheure (kWh)
Zone climatique
Absorption (machine frigorifique à)
Les machines frigorifiques peuvent être à compression ou à absoption. Les machines à compression sont les plus répandues (cas des réfrigérateurs ou congélateurs domestiques). Dans les machines à absorption, on utilise en mélange un frigogène et un liquide absorbant la chaleur de la source chaude. Ce procédé est souvent utilisé par les réfrigérateurs destinés aux camping-car ou aux bateaux.
Lors du mélange du frigogène et de l’agent absorbant, on produit du froid. Pour pouvoir exploiter ce phénomène de manière répétée, on sépare les deux composants par une ébulition. On fournit donc de la chaleur... pour récolter du froid. Un des intérêts de la production de froid par absorption (notamment pour la climatisation) est qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser de l’électricité. On peut utiliser un combustible quelconque, ou -mieux- de l’énergie solaire.
L’agent absorbant est souvent du bromure de lithium. Le figogène utilisé dans une machine à absorption ne présente pas les inconvénients environnementaux de ceux utilisés dans les machines à compression.
Ademe
(prononcer "adème"). Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie. Établissement Public à caractère Industriel et Commercial (Épic) placé sous la tutelle du ministère de l’environnement. Les missions de l’Ademe en matière d’énergie consistent à favoriser la maîtrise de la demande d’énergie.
Agrégateur
Entité négociant le prix d’achat de l’électricité pour un groupe de clients, en général sur la base d’une courbe de chargé agrégée mesurée ou estimée.
Un agrégateur cherche généralement à tirer parti du foisonnement des courbes de charge.
Alternatif (courant)
En électricité, on distingue deux grands types de courants : les courants continus et les courants alternatifs. Une pile électrique, une batterie fournissent du courant continu, de même qu’un capteur photovoltaïque. Une dynamo de vélo, une turbine de centrale hydraulique ou nucléaire fournissent un courant alternatif.
Dans un courant alternatif, l’intensité varie au cours du temps avec une période de temps courte (une fraction de seconde). L’inverse de la période mesurée en secondes s’appelle la fréquence et s’exprime en Hertz (Hz). Une fréquence de 1 Hertz correspond à une période de 1 seconde, une fréquence de 10 Hertz à une période de un dixième de seconde, etc.
Les réseaux électriques du monde entier fonctionnent en courant alternatif, avec une fréquence qui peut varier selon le pays. En France, la fréquence du réseau est de 50 Hz. Cette fréquence est la même pour le courant qui voyage sur le réseau de grand transport (lignes à haute et très haute tension) que celle du courant qui circule dans le cordon d’alimentation d’un appareil électroménager.
La plupart des utilisations industrielles de l’électricité reposent sur l’utilisation du courant alternatif. En particulier, la plupart des moteurs sont prévus pour fonctionner en courant alternatif, bien qu’il existe des moteurs à courant continu. Le courant continu peut être transformé en courant alternatif grâce à un onduleur.
Des liaisons à courant continu sont parfois utilisées pour transporter de l’électricité, par exemple d’un réseau de transport à l’autre.
Apports gratuits (de chauffage)
Le terme d’apport(s) gratuit(s) est utilisé en thermique des bâtiments pour désigner les apports de chaleur qui viennent en diminution de la consommation des appareils de chauffage : rayonnement solaire, chaleur humaine, etc.
Les apports gratuits ne sont pas forcément "gratuits" : dans une maison, la cuisson constitue un apport gratuit de chauffage, mais elle apparaît bien sur la facture de gaz ou d’électricité. Si vous habitez un appartement en étage, la chaleur qui traverse votre plafond va constituer un apport gratuit pour vos voisins "du dessus", et vous bénéficiez d’apports gratuits provenant de vos voisins "du dessous" (sauf si vous habitez en rez-de-chaussée...).
Attention, les "apports gratuits de chauffage" représentent souvent une source de sur-consommation de climatisation en été.
En dehors des usages "chauffants" comme la cuisson, les apports gratuits les plus importants sont le rayonnement solaire, et... la chaleur des occupants (chaleur "humaine").
Le rayonnement solaire a un effet important qui ne dépend pas de la température extérieure. Par une belle journée ensoleillée en hiver, un local disposant de fenêtres aura un apport de chaleur gratuit, même s’il fait très froid dehors. Bien entendu, cet apport n’est utile que si les fenêtres sont équipées de doubles vitrages, sans quoi les pertes thermiques dépasseront l’apport par rayonnement.
Apports internes
En thermique des bâtiments, les apports internes (de chaleur) désignent les apports de chaleur qui ne sont pas dus aux appareils de chauffage proprement dits et qui proviennent de sources situées à l’intérieur de l’enveloppe du bâtiment. Par exemple, la cuisson représente un apport interne important dans une cuisine, de même que les appareils de froid dont le moteur dégage de la chaleur.
Dans un bureau, les matériels informatiques ou les photocopieurs constituent une source importante d’apports internes. Les éclairages à incandescence sont des apports internes dans la plupart des installations.
De manière générale, les occupants contribuent aussi aux apports internes. Un adulte au repos représente une source de chaleur d’une centaine de Watts.
En période de chauffage, les apports internes constituent des "apports gratuits", mais dans une installation climatisée, leur effet est évidemment négatif. Il faut alors consommer beaucoup d’énergie de climatisation pour compenser la chaleur. Il faut donc réduire autant que possible les apports internes d’une installation climatisée sous peine de gaspiller l’énergie.
Les appareils de froid ou de climatisation apportent eux-mêmes de la chaleur (à cause du compresseur) en quantité qui n’est pas négligeable ; leur position doit être étudiée avec soin.
Asservi (chauffe-eau asservi)
Un chauffe-eau électrique peut être asservi pour fonctionner en priorité aux heures où le prix de l’électricité est plus faible (par exemple en "heures creuses" du double tarif bleu). La mise en marche du chauffe-eau est alors déclenchée au début des heures creuses par un signal qui voyage par le réseau électrique.
Un chauffe-eau ne peut être asservi que si le compteur d’électricité est électronique et si l’installation est équipée d’un système adapté.
Auxiliaire de chauffage
Une installation de chauffage non-électrique (au fioul, au gaz ou au bois) comporte en général des charges électriques, notamment des pompes assurant la circulation de l’eau dans les radiateurs. Bien que la consommation de ces charges soit assez faible, leur fonctionnement inutile peut conduire à des gaspillages.
Autrefois, des systèmes de chauffage central pouvaient fonctionner sans pompes électriques grâce au principe du thermosiphon : l’eau circulait par convection. Ce type d’installation nécessitait la présence de conduites à la fois près du sol et près du plafond.
Base (production, consommation)
Dans une courbe de charge, on peut souvent distinguer une partie en base à peu près constante. Les usages en base de l’électricité sont des usages peu variables au cours du temps, par opposition aux usages de pointe.
Pour la production, on distingue également les moyens de production en base des moyens de pointe. En France, la base est constituée principalement de production nucléaire et d’hydraulique "fil de l’eau" les moyens de pointe sont les centrales au fioul, l’hydraulique des lacs.
Dans une installation résidentielle, le froid peut être qualifié d’usage de base, alors que l’éclairage ou la cuisson électrique sont des usages de pointe.
Sommaire Pointe de consommation Courbe de charge
Basse consommation (éclairages)
Expression souvent utilisée pour désigner des éclairages fluocompacts.
Les lampes à vapeur de sodium (utilisées par exemple dans les éclairages publics) peuvent aussi être dites "basse consommation", leur efficacité énergétique étant du même ordre que celle des lampes fluocompactes.
Sommaire Fluocompacts (éclairages)
Bilan carbone
Un bilan carbone dresse une comptabilité des émissions de carbone par secteur d’activité, par entreprise, par habitant et par pays pays, etc.
L’unité utilisée est la tonne de CO2, car c’est principalement sous forme de CO2 que les activités humaines émettent le carbone.
Dans certains cas (bilan carbone par pays), un bilan carbone comprend le carbone émis et le carbone fixé (par boisement ou reboisement). La déforestation des zones tropicales représente environ 20% des émissions de carbone, les 80% restants étant dus à la combustion des énergies fossiles.
Sommaire CO2 (dioxyde de carbone)
Bilatéral
Les transactions en gros de l’électricité (achats et ventes) se font soit sur grâce à un système d’enchères informatisé ("bourse de l’électricité"), soit de gré à gré. On parle alors de transaction bilatérale ou "OTC" (Over The Counter).
Les échanges bilatéraux prennent des formes standardisées (blocs, ruban) et les prix sont déterminés sur la base de références objectives (marchés).
Selon les systèmes électriques, la part des échanges bilatéraux est plus ou moins importante. Un système dépourvu de bourse est dit bilatéral, et de même qu’un système dans lequel la bourse joue un rôle marginal.
Sommaire Bloc (de puissance) Ruban
Bioclimatique
L’architecture bioclimatique (ou simplement climatique) repose sur l’étude des conditions climatiques du lieu de construction afin d’en tirer le meilleur parti et de réduire les besoins énergétiques. Les considérations énergétiques sont prises en compte dans la détermination de l’emplacement et l’orientation des bâtiments, de la taille et la position des ouvertures, de l’aménagement intérieur, etc...
Il s’agit d’une re-découverte des principes anciens de construction, ce qui n’interdit pas l’emploi des techniques et des matériaux modernes.
Biomasse
La biomasse désigne l’ensemble de la matière vivante (bio=vie en grec). C’est en particulier une source d’énergie qui peut être exploitée selon différentes techniques. Elle peut être utilisée pour produire du gaz dit biogaz (par méthanisation ou bio-méthanisation), du carburant dit bio-carburant (à partir du tournesol, du colza, ou de la canne à sucre, selon la région).
La biomasse peut être exploitée pour produire de l’électricité. Pour cela, on procède souvent par cogénération : la biomasse est utilisée comme combustible pour produire simultanément de la chaleur et de la vapeur alimentant des turbines. L’électricité peut aussi être produite à partir du biogaz.
En toute rigueur, le pétrole fait partie de la biomasse, puisqu’il est produit par fermentation de matières organiques. Mais le terme de biomasse est en pratique réservé à une exploitation de la biomasse dans une perspective de développement durable : la ressource est renouvelée en permanence. La biomasse est donc une des énergies renouvelables.
Sommaire Énergie revouvelable Cogénération
Bleu (tarif)
Le tarif bleu est le tarif de l’électricité pour les clients alimentés en basse tension : résidentiels, artisans, etc. Les puissances souscrite du tarif bleu vont de 3 à 36 kVA.
Le tarif bleu comporte plusieurs gammes tarifaires ou "options"
- Dans l’option "Base", le prix du kiloWattheure est constant au cours de l’année et de la journée.
- Dans l’option "Double tarif" (ou "Heures creuses"), deux prix du kiloWattheure sont pratiqués selon l’heure dans la journée.
- L’option "Tempo" comporte 6 prix différents selon l’heure du jour et selon la couleur du jour (bleu, blanc ou rouge) déterminée avec un préavis de quelques heures.
Bloc (de puissance)
Sur un marché de gros de l’électricité (une "bourse" de l’électricité), les vendeurs et les acheteurs échangent souvent des blocs de puissance. Il s’agit d’une puissance produite (vendeur) ou consommée (acheteur) définie sur un ensemble d’heures successives.
La vente par blocs est très naturelle, car un producteur obtient des coûts beaucoup plus élevés s’il doit fragmenter sa production dans le temps. En effet, la mobilisation d’un groupe de production et son démarrage ont un coût qui peut être très élevé ; de plus, un groupe de production ne peut pas toujours moduler beaucoup la puissance qu’il injecte sur le réseau.
Pour les acheteurs, la notion de blocs est naturelle aussi, car elle permet de couvrir la partie la plus facilement prévisible de la consommation (la base de la consommation) par exemple celle d’un process industriel. Cette partie peut être achetée à l’avance (par contrat), et complétée par des achats au comptant (achat de "dentelle").
Boucle d’eau
On parle de boucle d’eau chaude pour désigner un réseau d’eau chaude dans un bâtiment en général collectif. Outre les canalisations et les chauffe-eau, une boucle d’eau chaude peut comporter une ou plusieurs pompes, des électro-vannes... Elle peut comporter un réchauffeur de boucle.
On parle aussi de boucle d’eau froide pour certains systèmes de climatisation.
Une boucle d’eau obéit à des lois physiques de l’hydraulique, tout comme un réseau électrique obéit aux lois de l’électricité. Les éléments d’une boucle d’eau peuvent être en parallèle, en série, etc.
Le fonctionnement d’une boucle d’eau chaude est du ressort d’un spécialiste. Celui-ci pourra optimiser le fonctionnement et prévenir les dangers (brûlures, développement de légionnelles, etc.)
Boucle de courant
Système de mesure du courant circulant dans un conducteur grâce au champ électromagnétique associé.
Les boucles de courant sont beaucoup utilisées dans les automatismes ou les instruments de mesure.
Bourse de l’électricité
Lorsqu’un système électrique est dérégulé, il existe généralement une "bourse de l’électricité" ou "un marché de gros" qui permet aux différents acteurs (producteurs, fournisseurs, gros consommateurs) de vendre ou d’acheter de grosses quantités d’électricité selon un système d’enchères. Ce marché est souvent appelé marché spot. Les prix de marché (qui s’expriment en euro par mégaWattheure) varient non seulement chaque jour mais aussi au cours de la journée.
Les prix de l’électricité sont plus élevés aux périodes où la demande est plus importante. Lorsque la demande augmente, il faut solliciter des moyens de production plus chers (fioul).
Une bourse de l’électricité est surtout un système informatique. Les offres et les demandes sont assez complexes. Il ne s’agit pas seulement de volumes (énergie) vendus heure par heure, mais aussi souvent de "blocs" qui ne peuvent être dissociés. En effet, pour satisfaire l’ensemble des acteurs, le marché doit donner aux producteurs la possibilité de refléter dans leur offre les coûts de mise en marche des groupes qui sont souvent très élevés.
En France, la bourse s’appelle PowerNext. Les autres bourses d’Europe continentale sont l’Amsterdam Power Exchange (APX) néerlandais, l’Europan Electricity Exchange (EEX) allemand et le Operador del Mercado de Electricidad (Omel) Espagnol. Citons aussi le Neta pour le Royaume Uni et le NordPool des pays scandinaves.
BT (Basse tension)
Dans le réseau électrique français, la "basse tension" correspond à des tensions inférieures à 1000 Volts. Les clients en tarif bleu ou jaune sont alimentés en basse tension.
Caloporteur ou caloriporteur (fluide)
Fluide utilisé pour les transferts de chaleur dans les processus thermodynamiques des appareils de froid ou de chauffage. Un mélange eau+antigel peut par exemple être utilisé comme fluide caloporteur pour un chauffe-eau solaire. Les appareils de froid ou de climatisation comprennent toujours un fluide caloporteur ayant des propriétés particulières qu’on appelle encore frigogène.
Dans les installations de froid ou de climatisation, on utilise le changement d’état du fluide, qui va passer de l’état liquide à l’état gazeux et inversement. Le passage de l’état gazeux à l’état liquide est obtenu grâce à un moteur électrique (le compresseur). Le passage de l’état liquide à l’état gazeux (phase de détente) se fait dans un évaporateur (fermé). C’est la phase de détente qui produit du froid.
Calorie
Unité d’énergie de symbole "cal". La calorie est par définition la quantité d’énergie demandée pour élever la température de un gramme d’eau de un degré Celsius sous une pression atmosphérique normale.
La calorie est le plus souvent utilisée pour évaluer des énergies thermiques, mais rien ne s’oppose à l’utiliser pour une énergie mécanique. D’autres unités d’énergie sont le Joule, le Wattheure.
La conversion d’un calorie en Joule ou Wattheure se fait selon
1 cal = 4.186 J = 4.186/3600 Wh
Inversement 1 Wh = 860 cal.
Pour produire 40 litres d’eau chaude sanitaire à 40 degrés en partant d’une eau du réseau à 20 degrés, il faut 800 kcal soit un peu moins de 1 kWh. Cette dépense est celle d’une douche de 4 minutes environ.
Le kilocalorie (kcal) est très utilisé en diététique pour mesurer l’apport en énergie des aliments. Ces apports seront transformés en énergie mécanique et chaleur lors du métabolisme. Le besoin énergétique journalier d’un adulte est de l’ordre d’un peu plus de 2000 kcal, soit... 2.5 kWh.
Les anglo-saxons utilisent plutôt le Btu (British Thermal Unit) dans les études thermiques.
CE (marquage CE)
Le marquage CE (pour Communauté Européenne) est obligatoire pour tous les produits soumis à une ou plusieurs directives européennes (réglementations européennes). Il est apposé par le fabricant sur son produit, et atteste que celui-ci est conforme à la réglementation européenne qui le concerne. C’est en quelque sorte un "passeport européen" pour le produit étiqueté, permettant à celui-ci de circuler librement dans tout l’espace européen quel que soit son pays d’origine (y compris hors de l’Europe).
Le marquage CE ne garantit pas nécessairement l’aptitude à l’emploi des produits, car il résulte souvent d’une auto-déclaration et d’un auto-contrôle relevant uniquement de la responsabilité du fabricant. Il ne constitue pas une indication de qualité, contrairement au marquage NF qui impose nécessairement l’implication d’un organisme "tiers" indépendant du fabricant.
Sommaire NF (marquage et certification)
Certificat blanc
Certificat d’économie d’énergie accordé dans un cadre réglementaire. Un tel cadre est en cours de finalisation en France et les certificats blancs devraient être opérationnels en 2006.
Pour résumer, le certificat blanc permet de traduire en un montant financier une action d’économie d’énergie précise dont l’effet peut être évalué objectivement. Les fournisseurs d’énergie (et notamment les fournisseurs d’électricité) seront progressivement amenés à obtenir des volumes imposés de certificats blancs, sous peine de devoir acquitter une pénalité financière. Les fournisseurs pourront obtenir leurs certificats soit par des actions d’économies pour leurs clients, soit par l’achat sur un marché spécialisé de certificats vendus par un autre acteur qui possède un excédent.
À titre indicatif, un certificat blanc coûtera 1 centime d’euro par kiloWattheure économisé ; un fournisseur d’énergie n’ayant pas son quota de certificats blancs doit payer une pénalité qui sera bien sûr plus élevée.
Le but des certificats blancs est de favoriser les économies d’énergie en s’adressant en priorité aux consommateurs qui sont économiquement les plus à même de le faire. Chez certains consommateurs (notamment industriels), l’activité économique pourrait être freinée par des économies d’énergie ; ces consommateurs préfèreraient même parfois payer plus cher leur énergie plutôt que de réduire leur consommation. Chez d’autres, les économies sont plus faciles à réaliser et une incitation financière peut être très efficace.
Les objectifs fixés aux fournisseurs d’énergie en matière de volumes de certificats résulte d’une évaluation des économies facilement réalisables, ou du moins celles qui ne sont pas trop préjudiciables à la croissance économique.
Un problème délicat est évidemment l’évaluation objective de l’économie réalisée. Sans précautions particulières, des fraudes seraient à craindre.
Les certificats blancs existent depuis quelques années en Grande-Bretagne où ils ont été inventés. Le dispositif est aujourd’hui adopté (avec quelques aménagements) par de nombreux pays dans le monde et en particulier par la plupart des pays européens.
Charge
Le terme de charge électrique possède plusieurs sens. On l’utilise souvent comme un synonyme de "puissance", par exemple quand on parle de charge mesurée. On utilise aussi le terme de "charge" pour désigner un appareil, une machine ou même un composant électrique (le moteur d’un lave-linge est une charge). On parle ainsi de charges de chauffage ou de climatisation, de charges réactives, etc.
Ces deux sens n’ont rien à voir avec la notion de charge électrique utilisée en électrostatique, et qui désigne un corps ou corpuscule chargé positivement ou négativement.
Cheval-vapeur (CV)
Unité de puissance mécanique utilisée fréquemment pour qualifier un moteur, et bien connue des amateurs de voitures. Cette unité est parfois utilisée pour les moteurs électriques, notamment dans l’industrie. Dans ce cas, la puissance mesurée est souvent la puissance mécanique restituée et non la puissance électrique absorbée, cette dernière étant nécessairement plus grande car le rendement d’un moteur électrique n’est jamais égal à 100 %.
Moyennant la distinction entre puissance absorbée et puissance restituée, on peut convertir un CV en Watts selon la formule : 1CV=736 W=0.736 kW (cheval-vapeur électrique européen). Sur les moteurs électriques anciens, il est fréquent de ne trouver qu’une indication de puissance en cheval-vapeur, et aucune indication en Watts.
Comme son nom l’indique, le cheval-vapeur est l’unité puissance utilisée au temps des machines à vapeur par référence à la puissance d’un cheval. Cette unité a survécu jusqu’à nos jours, mais prend un sens un peu différent selon le contexte et le pays. Le cheval vapeur électrique britannique vaut 746 Watts.
Classe énergétique
La classification énergétique européenne attribue à certains appareils électriques une classe en fonction de leur efficacité énergétique. Cette classification est principalement destinée aux appareils électroménagers "grand public" (lave-linge, sèche-linge, réfrigérateurs et congélateurs, etc.).
La classe d’un appareils est exprimée sous forme d’une lettre qui va de "A" (économe) à "G" (peu économe). Cette classe est attribuée à partir de mesures de consommation certifiées. L’indication de la classe énergétique est obligatoire pour un certain nombre d’appareils. La classe énergétique ainsi que d’autres informations utiles (type de technologie, consommation mesurée) apparaissent sur un étiquettage normalisé facilement reconnaissable.
La classe "A+" concerne des appareils particulièrement économes, dont les performances dépassent de manière significative celles des appareils de classe A. Certains équipements peuvent même être "A++".
Selon le type d’appareil, il peut être impossible en pratique de trouver des appareils de classe A. C’est en particulier le cas des sèche-linge, pour lequel la classe A n’est attribuée qu’à des appareils muni d’une pompe à chaleur. Ces appareils consomment deux fois moins que les autres mais leur prix reste assez dissuasif pour la plupart des clients, et ils sont donc absents des rayons.
La liste des équipements concernés par l’étiquettage énergétique européen est limitée, et ne concerne pas par exemple les ordinateurs. Les appareils informatiques conduisent à des gaspillages lorsqu’ils fonctionnent en mode "veille", et il est donc important de choisir un appareil dont la consommation de veille est aussi faible que possible. Les imprimantes consacrent typiquement seulement la moitié de l’énergie qu’elle consomment à imprimer ! Un label américain baptisé "Energy star" est appliqué sur les équipements informatiques ou matériels de bureau qui sont économes en mode veille.

Climatisation réversible
Système de climatisation et de chauffage fonctionnant sur un principe de la pompe à chaleur (principe du réfrigérateur). Un tel système comprend un compresseur et un fluide réfrigérant dont on exploite les changements d’état (liquide et gazeux).
Le système de chauffage ainsi obtenu peut être très économe en consommation énergétique, puisqu’il permet de produire jusqu’à 3 kWh de chaleur pour 1 kWh d’énergie (électrique). consommée.
CO (monoxyde de carbone)
Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz dont la molécule est composée d’un atome de carbone et d’un atome d’oxygène. Ce gaz est produit dans un phénomène de combustion dite incomplète.
Le monoxyde de carbone est parfaitement inodore et est toxique pour les humains et les animaux. Le CO peut être émis par un système de chauffage défectueux (au gaz, charbon, fioul ou bois), et provoquer l’intoxication voire la mort des occupants.
Il existe des appareils électroniques permettant de contrôler la présence de CO dans un appartement et d’émettre un signal d’alerte lorsque c’est le cas. Un tel équipement est vivement conseillé dans toutes les installations anciennes de chauffage au gaz, fioul, charbon ou bois.
CO2 (dioxyde de carbone)
Le dioxyde de carbone (CO2, dont la molécule est composée d’un atome de carbone et de deux atomes d’oxygène) est un gaz qui est produit dans un phénomène de combustion. La combustion produit généralement d’autres gaz : souvent du monoxyde de carbone. Le CO2 est le gaz à effet de serre le plus répandu.
La combustion ne peut se faire qu’en présence d’oxygène. Les atomes de carbone (C) des molécules de CO2 produites proviennent du combustible, l’oxygène (02) vient en général de l’air ambiant.
Les animaux, y compris les humains, expirent du CO2 qui provient de leur métabolisme (en quelque sorte la combustion des aliments). Les plantes produisent aussi du CO2 en l’absence de lumière, mais en absorbent aussi en bonne quantité : c’est la photosynthèse.
Le CO2 absorbé par les plantes est séparé en oxygène (rejeté dans l’atmosphère) et en carbone, utilisé pour produire les feuilles, le tronc, etc. On dit que le carbone est alors "fixé". L’énergie nécessaire à cette transformation est fournie par le soleil (sous forme de rayonnement). Si la seule énergie utilisée par l’homme était le bois (avec des forêts gérées de manière durable) ou était issue des plantes, les émissions de CO2 ne poseraient pas de problème. Le CO2 émis serait alors en permanence fixé par les arbres venus en remplacement de ceux qu’on a brûlés.
Des scientifiques envisagent dans leurs recherches de créer des "puits de carbone" chargés de fixer par un mécanisme adapté le carbone contenu dans le CO2 de l’atmosphère pour le transformer en quelque chose qui ressemblerait du charbon. Malheureusement, même si ces recherches aboutissent, les puits de carbone n’existeront pas avant longtemps. Sauf bien sûr sous la forme... d’arbre ou de plante.
Cochet (rapport)
Rapport au premier ministre concernant les énergies renouvelables rédigé par Yves Cochet, député du Val d’Oise (septembre 2000). Ce rapport contient un état des lieux, des comparaisons avec les autres pays et un certain nombre de mesures destinées à développer les énergies renouvelables.
Le rapport Cochet préconise un certain nombre d’actions très conséquentes en faveur des énergies renouvelables. Citons en particulier : augmentation considérable des installations solaires thermiques, développement de micro-centrales hydrauliques, etc.
Coefficient C
"Coefficient" mesurant les performances énergétiques globales d’un logement. Le coefficient C prend en compte les consommations de chauffage mais aussi celles de chauffage de l’eau.
Le coefficient C se mesure en unité d’énergie, plus exactement en kiloWattheure. Il est homogène à une énergie annuelle pour des conditions climatiques normales. Cette énergie comporte trois parties : l’énergie de chauffage proprement dite, celle des auxiliaires de chauffage (pompes de circulation, ventilateurs, etc.) et l’énergie de production d’eau chaude sanitaire. Les besoins d’eau chaude sanitaire sont forfaités en fonction de la surface habitable. La réglementation thermique impose une valeur maximale du coefficient C.
Comparativement au coefficient G, le coefficient C présente l’inconvénient de ne pas permettre de comparaison d’un logement à l’autre (le "C" étant d’autant plus grand que la surface du logement est plus importante). En contrepartie, il prend en considération non seulement les pertes thermiques mais aussi les apports gratuits, les apports internes, ainsi que la technologie de chauffage. En changeant le système de chauffage d’un même logement, on change son coefficient C mais pas le coefficient G.
Coefficient G
Une grandeur qui mesure les déperditions thermiques pour un bâtiment ou un local donné, et permet donc de quantifier le besoin de chauffage d’une installation. Ce coefficient s’exprime en Watts par mètre-cube et par degrés Celsius (W/m3/C). Il mesure la puissance de chauffage nécessaire par unité de volume pour compenser une différence de un degré entre la température intérieure et la température extérieure. Les valeurs typiques sont entre 0.4 (excellente performance) et 1.5 ("passoire thermique"). On parle parfois "du G" d’un bâtiment.
Par exemple, supposons que la température extérieure soit de 9 degrés, et que le local soit chauffé à 19 degrés. La différence de températures "intérieur moins extérieur" est de DeltaT=10 degrés. Si le volume du local est de V=1000 m3 et a un coefficient G de 0.5 (en W/m3/C), il demandera une puissance de chauffage égale à
G x V x DeltaT = 0.5 x 1000 x 10 = 5000 Watts =5 kW
pour compenser les pertes thermiques. Pendant une journée (24h), l’énergie consommée sera de 5 kW x 24h =120 kWh.
Le coefficient G permet de dimensionner une installation de chauffage (déterminer la puissance totale de chauffage) en fonction de la zone climatique et d’une température dite température extérieure de base correspondant à un jour très froid typique.
Le coefficient G des bâtiments récents est réglementé et ne peut pas dépasser une valeur fixée. Certains labels de construction ou de contrôle d’une installation garantissent une valeur basse de G, donc des consommations énergétiques basses par rapport aux conditions climatiques. D’autres coefficients thermiques plus sophistiqués existent.
Sommaire Température extérieure de base
Cogénération
Production simultanée d’énergie thermique et mécanique. L’énergie électrique est utilisée en chauffage urbain et l’énergie mécanique est transformée en électricité. La cogénération utilise généralement une source locale d’énergie : biomasse, géothermie, incinération de déchets, etc.
Un des intérêts de la cogénération est le haut rendement énergétique (de l’ordre de 90 %) qui dépasse ceux de la production d’électricité classique. La chaleur doit cependant être produite à proximité des sites de consommation. Il s’agit d’un mode de production décentralisé, utilisé souvent en remplacement de centrales au fioul ou au charbon.
Compteur électrique
Le compteur d’électricité permet de comptabiliser et d’afficher l’énergie consommée dans une installation. La valeur affichée est appelée index. Elle correspond à l’énergie consommée depuis une origine en général non précisée, et qui n’a pas d’importance. L’énergie consommée sur une période de temps précise (par exemple entre deux relèves pour la facturation) s’obtient en faisant la différence entre l’index en fin de période et celui qui valait au début de la période.
Les compteurs les plus simples (et les plus anciens) sont les compteurs dits électromécaniques. Ils sont basés sur un système de roues dentées mises en rotation par le courant électrique. Les compteurs plus modernes sont électroniques. Ils peuvent être dotés de capacité de mémoire ou de communication. Outre l’affichage des index, les compteurs électroniques sophistiqués peuvent parfois archiver des mesures fines de consommation (courbes de charge) et les transmettre par une ligne téléphonique. On parle alors de télémesure ou de télérelève.
Les compteurs électroniques "bleu" sont en général équipés de deux boutons poussoirs étiquetés "défilement" et "sélection" qui facilitent les mesures ponctuelles.
- Le bouton "défilement" permet d’afficher par appuis successifs diverses informations autres que l’index, notamment des index par postes tarifaires (ex. index de consommation en heures creuses).
- Le bouton "sélection" permet de mémoriser un index, et de réinitialiser certaines informations ponctuelles (qui ne servent pas dans la facturation). Cette touche facilite donc beaucoup les mesures ponctuelles.
Confort thermique
Le chauffage et la climatisation d’un bâtiment visent à obtenir ou améliorer le confort thermique de ses occupants. Ce confort thermique correspond à des plages de valeurs acceptables pour la température de l’air et son humidité relative.
Dans les entreprises, un mauvais confort thermique conduit assez vite à des pertes de productivité, voire à l’augmentation du risque d’accidents. Une activité physique à plus de 28 degrés est considérée par les médecins du travail comme comportant des risques, de même qu’une activité sédentaire à plus de 30 degrés.
De nombreuses études ont été consacrées à la recherche de paramètres objectifs de confort thermique. De telles études sont de type psychométrique pour l’habitat résidentiel : évaluation du confort ressenti par les habitants par des comparaisons. Pour les bâtiments professionnels, on peut prendre en considération des éléments objectifs liés à l’activité.
Les paramètres principaux retenus sont la température et l’humidité de l’air, et la vitesse de l’air (un ventilateur peut augmenter le confort alors qu’il ne modifie ni la température ni l’humidité). Cependant, il n’existe pas de consensus sur les valeurs optimales de ces facteurs. Le confort correspond à une plage allant de 18 à 24 degrés pour la température et de 30 à 65% pour l’humidité relative. Aux fortes chaleurs (plus de 24 degrés) une humidité importante diminue rapidement le confort.
Consigne (température de consigne)
La température de consigne est celle qui est choisie sur un thermostat qui commande une charge de froid ou de chauffage.
La température de consigne d’un congélateur est normalement de -18 degrés, celle d’un système de chauffage de 19 degrés. Dans une installation de froid professionnelle, il y a plusieurs températures de consigne, correspondant à différentes charges : compresseur, ventilateur(s).
La température de consigne est utilisée dans un système de régulation qui est le plus souvent de type "tout ou rien". Cela signifie que la charge régulée fonctionne jusqu’à ce que la température de consigne soit atteinte et s’arrête. Au bout d’un certain temps, la température de consigne n’est plus respectée (à cause de déperditions thermiques) et il faut recommencer.
COP
Sigle anglais (Coefficient Of Performance) désignant le rendement. Le COP est souvent utilisé en thermique du bâtiment pour les appareils de climatisation réversible dans leur usage "chauffage".
Contrairement au rendement, le COP n’est pas en général donné en pourcentage. Ainsi, un COP de 0.9 correspond à un rendement de 90%.
Puisque le COP est en général utilisé pour des pompes à chaleur, la valeur dépasse 1 (le rendement dépasse 100%).
Courbe de charge
Courbe représentant la puissance consommée par un client ou un ensemble de clients en fonction du temps. Une courbe de charge est donc exprimée en unité de puissance, et chaque point de la courbe doit généralement être interprété comme une puissance moyenne pendant une courte période de temps.
Les courbes de charge utilisées en pratique sont par pas de temps horaire, demi-horaire ou par pas de quelques minutes.
Cre (Commission de Régulation de l’Énergie)
(prononcer "Cré"). La Commission de Régulation de l’Énergie est une autorité administrative indépendante créée en 2000 et chargée de réguler l’ouverture des marchés énergétiques en France (électricité et gaz).
L’ouverture du marché de l’électricité a été décidée par une loi approuvée par le parlement français en février 2000. La Cre est chargée de fixer les règles de l’ouverture du marché, et d’arbitrer en cas de litiges entre acteurs du marché.
Les membres de la Cre sont des fonctionnaires dotés d’un statut spécifique garantissant leur indépendance par rapport à l’État, comme pour d’autres autorités de régulation ou de contrôle (notamment l’ART, Autorité de Régulation des Télécommunications). La Cre est bien entendu indépendante des différents acteurs des marchés (producteurs, fournisseurs, etc).
Crise Californienne
Crise du secteur de l’électricité consécutive à l’ouverture du marché en Californie au début des années 2000. Cette crise s’est traduite par une hausse très importante des prix pour les clients finaux, par des coupures d’électricité et par la faillite de certains distributeurs.
La crise californienne est souvent utilisée comme exemple par les opposants à l’ouverture des marchés ou comme objet d’étude pour identifier les risques liés à une mauvaise régulation du marché.
Les causes de la crise californienne sont à la fois nombreuses et complexes. Selon la plupart des observateurs, les règles d’organisation du secteur de l’électricité (modifiées depuis) n’encourageaient pas suffisamment les différents acteurs à investir dans les moyens de production et le réseau, alors que la consommation de cette région est très élevée (notamment en raison de la climatisation).
CSPE (Charges de Service Public de l’Électricité)
Les charges de service public de l’électricité sont des coûts supportés par divers opérateurs (fournisseurs et distributeurs) pour assurer des missions de service public : soutien à certains investissements (cogénération, énergies renouvelables, etc.), obligation d’achat pour certaines productions (comme la valorisation des déchets), surcoûts de production en Corse et dans les départements d’outre-mer. Ces charges de service public correspondent à des activités qui ne sont pas rentables pour les opérateurs et doivent donc faire l’objet d’une compensation financière.
Le surcoût de ces missions de service public est estimé à plus d’un milliard d’euro. Le soutien aux énergies renouvelables hors hydraulique ne représente que 6 % environ de ce montant.
La compensation se fait depuis 2004 sous la forme d’une taxe assise sur la consommation finale d’électricité. Cette taxe est acquittée directement par les clients non-éligibles (notamment les clients résidentiels) ; pour les clients éligibles, ce sont les fournisseurs qui règlent la taxe, et se chargent de la reporter dans leur prix de vente. Le montant de la taxe est actuellement d’un peu plus de 0.5 centime d’euro par kWh pour les clients non-éligibles. Le montant total de la taxe par site de consommation est plafonné à 500000 euro.
CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment)
Le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) est un Établissement public à caractère industriel et commercial ("Épic"), placé sous la tutelle du ministère du Logement et créé en 1947.
Les missions du CSTB sont la recherche, la consultance, l’évaluation et la diffusion du savoir dans le domaine du bâtiment et de son environnement urbain. Le CSTB réunit des experts en matériaux et techniques de construction, en thermique, acoustique, économie, etc.
Cyclique (charge)
On appelle charge cyclique une charge qui fonctionne par intermittence (marche-arrêt-marche, etc.). L’exemple le plus répandu est donné par les compresseurs de froid qui équipent les réfrigérateurs, les congélateurs ou les systèmes de climatisation.
Les charges au fonctionnement cyclique peuvent être caractérisées de manière indicative par leur durée de cycle (marche-arrêt) et leur taux de fonctionnement (proportion du temps passé en marche). La puissance moyenne sur une période de temps assez longue (grand nombre de cycles) est alors le produit de la puissance en marche par le taux de fonctionnement (divisé par 100). Par exemple, une charge cyclique de 100 Watts avec un taux de fonctionnement de 50 % (0.5) correspond à une puissance moyenne de 100x0.5 = 50 Watts sur une période de temps longue.
Pour un réfrigérateur ou un congélateur domestique, la durée de cycle est de l’ordre de 20 minutes à 1h30 ; le taux de fonctionnement du compresseur est typiquement de 30 à 60 %. Ces caractéristiques varient suivant le type d’appareil, mais elles sont aussi variables au cours du temps pour un même appareil. Un compresseur de réfrigérateur aura un taux de fonctionnement plus élevé si l’appareil est dans une pièce chaude, si des aliments chauds sont placés à l’intérieur, si les portes sont souvent ouvertes, etc.
Data Logger
Terme anglais (data=données, to log=noter, archiver) qui pourrait être traduit par "enregistreur de données". Les data loggers sont des équipements électroniques en général légers dont la mission est de stocker des données collectées par un appareil de mesure, notamment les compteurs électriques. On utilise parfois ce terme pour désigner des appareils qui assurent eux-mêmes la mesure.
Les data loggers sont utilisés dans tous les secteurs de mesure (météorologie, électricité et électronique, automobile, etc.).
Dans le domaine de l’électricité, les data-loggers enregistrent le plus souvent une courbe de charge à partir des informations issues du compteur. Ces informations sont récupérées soit par lecture optique, soit par connection sur une sortie (un "port") du compteur prévue à cet effet. Les informations sont stockées le plus souvent sur une carte mémoire standard, et elles peuvent être ensuite transférées sur un ordinateur pour leur exploitation (calculs, graphiques, etc.)
Degré-jour (de chauffage)
Unité correspondant à une différence de un degré entre une température intérieure de référence et la température extérieure pendant un jour. La température intérieure de référence est souvent prise à 18 degrés, parfois plus basse de manière à prendre en considération les apports gratuits qui représentent souvent l’équivalent de 3 degrés.
Par exemple (cf. figure), si la température extérieure est en moyenne de 15.5 degrés pendant une journée, cette journée représente 18-15.5=2.5 degrés-jour. Les différences négatives ne sont pas comptabilisées dans les degrés-jour de chauffage. Si la température extérieure moyenne est de 21.5 degrés pendant une journée, le degré-jour sera de 0 car 18-21.5 = -3.5 est négatif.
Il existe aussi des degrés-jour de climatisation, qui comptabilisent les températures journalières au-dessus d’un certain seuil.
Le nombre de degrés-jours annuel de chauffage dépend de la région et de l’altitude. Il fluctue à l’échelle d’une année (fluctuations de l’ordre de 20% d’une année à l’autre pour un lieu donné), et on utilise parfois des degrés-jours normaux correspondant à des températures normales. En France métropolitaine, le nombre de degrés-jour normaux à basse altitude varie en gros entre 1400 (Biarritz ou Nice) et 3000 (Langres). Il peut devenir beaucoup plus élevé en altitude : 3000 à Bourg-Saint-Maurice, 4500 à Lanslebourg.

Délestage
Il existe des systèmes automatiques de délestage à divers niveaux du réseau, et certains clients finaux peuvent même s’équiper de dispositifs de délestage automatique.
Sommaire Pointe de consommation
Dénivelé de puissance
Caractéristique de certains contrats de fourniture d’électricité, notamment en tarif jaune, qui affecte la manière dont on calcule la puissance souscrite et les dépassements de puissance souscrite.
Un contrat au tarif jaune "base" peut mentionner deux puissances P1 et P2 avec P2>P1. La première puissance P1s’applique aux heures de pointe. La seconde puissance P2 s’applique à l’une des quatre autres des périodes temporelles de ce tarif, au choix : heures pleines d’hiver (HPH), heures creuses d’hiver (HCH), heures pleines d’été (HPE) ou heures creuses d’été (HCE).
La puissance souscrite facturée est comprise entre P1 et P2, et calculée en utilisant un coefficient pondérateur de puissance dépendant de la période sur laquelle s’applique la puissance P2. Les contrats avec dénivelé de puissance sont particulièrement intéressants pour les installations dont la consommation est plus importante en été qu’en hiver.
La formule utilisée pour calculer la puissance souscrite facturée (sur l’année) est de la forme
P1 + (P2 - P1) x COEFF
où COEFF est un coefficient pondérateur (plus petit que 1) qui dépend de la période choisie pour P2. Par exemple, si un client souscrit P1=36 kVA, et P2=72 kVA pendant les HPE, le coefficient pondérateur sera de 0.5 (50 %). La puissance souscrite facturée sera de 36+(72-36)x0.5=54 kVA. Le calcul des dépassements de puissance souscrite dépend de la période retenue pour la seconde puissance P2.
Dentelle
Part faible et irrégulière de la consommation d’un gros client. Les gros clients achètent souvent leur électricité à l’avance (en empilant des blocs), mais il doivent faire face à une partie imprévisible qui doit être achetée au dernier moment à un prix souvent élevé.
Dépassements de puissance souscrite
Les dépassements de puissance souscrite concernent les consommateurs d’électricité en tarif jaune (professionnels) ou vert (PME). Pour ces clients, il est admis que la puissance souscrite (fixée dans l’abonnement) soit dépassée ponctuellement : la puissance enregistrée par le compteur est supérieure à la puissance souscrite. De tels dépassements sont facturés au consommateur. Pour les clients en tarif bleu, les dépassements de puissance souscrite de durée significative sont interdits, et le réglage du disjoncteur doit les empêcher.
Dérégulation, dérégulé
On dit qu’un système électrique est dérégulé lorsque sa gestion n’est plus le seul fait de l’état à travers un service public. Dans un système dérégulé les producteurs et les fournisseurs sont des sociétés privées en situation de concurrence.
L’expression "dérégulation" est souvent utilisée pour désigner la transformation d’un secteur économique contrôlé par l’état (électricité, eau, transport ferroviaire, etc.) pour y introduire une concurrence entre entreprises privées.
Depuis la crise qui a eu lieu au début des années 2000 en Californie à la suite de la dérégulation du système électrique, on parle souvent de "re-régulation" pour exprimer le fait que même dans un marché ouvert à la concurrence le ou les états doivent intervenir en particulier pour soutenir les investissements.
Dérivé climatique
On appelle dérivé climatique un contrat de couverture contre des risques financiers liés aux variations météorologiques. Moyennant une prime fixe, un tel contrat garantit une rémunération si les conditions météorologiques mesurées objectivement sont défavorables, selon les conditions fixées à l’avance dans le contrat.
La plupart des dérivés climatiques sont basés sur les températures, les degrés-jour de chauffage ou de climatisation. Il est ainsi possible de se "couvrir" (financièrement) contre une année trop chaude, trop froide, etc.
Le secteur de l’énergie, et celui de l’électricité en particulier, est très sensibles aux conditions climatiques qui influent beaucoup sur les consommations. Ces conditions affectent non seulement les volumes vendus, mais aussi la trésorerie et la marge des acteurs. C’est la raison pour laquelle les énergéticiens comptent parmi les plus gros demandeurs de dérivés climatiques.
Les dérivés climatiques intéressent aussi le secteur de l’agriculture, celui du tourisme, ou les brasseurs de bière... Les premiers dérivés climatiques ont été élaborés pour répondre aux besoins de la société Bombardier, fabricant canadien de motos-neige.
DGEMP
Direction Générale de l’Énergie et des Matières Premières, une Direction du Ministère de l’économie des finances et de l’industrie. La DGEMP définit et met en oeuvre la politique énergétique de la France et d’approvisionnement en matières premières minérales.
Les missions de la DGEMP comprennent en particulier la tutelle des entreprises et établissements publics (notamment la fixation du prix pour les clients non-éligibles), les contrôles et missions régaliennes, et l’expertise économique. La DGEMP publie des bilans statistiques de production et de consommation pour les différentes énergies et l’électricité.
Distributeur d’électricité
Dans un marché de l’électricité ouvert à la concurrence, les distributeurs sont chargés de la distribution d’électricité pour les clients alimentés en moyenne et basse tension. L’électricité distribuée est commercialisée par d’autres acteurs (les fournisseurs).
Les distributeurs ont en charge la gestion des réseaux de distribution. Par construction, ils sont donc en position de monopole local. En France, les distributeurs sont appelés GRD (Gestionnaire de Réseau de Distribution).
Les coûts de distribution (ou "coûts d’utilisation du réseau"), très importants, sont facturés par le distributeur aux fournisseurs utilisant son réseau. Les fournisseurs reportent ensuite ses coûts dans leurs prix de vente.
Les coûts de distribution sont liés à l’entretien des réseaux et aux investissements, mais aussi aux pertes. Ils sont variables d’une région à l’autre. En France, les prix d’utilisation des réseaux demandés aux fournisseurs sont les mêmes quelle que soit la zone géographique.
DJU (Degré-Jour Unifié)
Degré-jour (en général de chauffage) dont le mode de calcul est normalisé.
Domotique
Par domotique on entend un ensemble de technologies destinées à améliorer le confort des utilisateurs de l’électricité et à gérer au mieux leur consommation électrique en fonction de leur besoin. Les équipements domotiques consistent par exemple en des dispositifs de mise en marche automatique ou de réglage de certains équipements électriques en fonction d’un besoin anticipé.
La domotique utilise des technologies assez récentes : automatique, informatique, télécommunications. Contrairement à ce que laisse suposer son nom (domus= la maison en latin), la domotique ne concerne pas que les installations domestiques. Elle est au contraire très intéressante dans les installations professionnelles, dans les bâtiments publics, etc.
La domotique appliquée à l’échelle d’un immeuble ou d’un établissement (hôtel, restaurant, mairie, salle de spectacle, etc.) est parfois désignée sous le terme d’immotique.
Double tarif (bleu)
Tarif pour les clients résidentiels et professionnels basé sur l’existence de deux types de périodes à l’intérieur de la journée : les périodes dites heures pleines (HP) et les périodes heures creuses (HC), pendant lesquelles prix du kilowatt-heure est plus faible. Il y a éventuellement plusieurs plages HC dans une journée (la nuit, période méridienne) pour un total de huit heures par jour.
Les plages d’heures creuses ne sont pas les mêmes d’un centre de distribution à l’autre. Ce tarif demande un compteur spécifique, capable de comptabiliser séparément les consommations HP et HC. Ce tarif est intéressant lorsque certains appareils (par exemple un chauffe-eau) peuvent être asservis de manière à fonctionner seulement pendant les heures creuses.
Les appareils le plus souvent asservis par les clients en double tarif bleu (particuliers ou professionnels) sont les chauffe-eau et les appareils de chauffage électrique par accumulation. Dans les deux cas, l’énergie consommée en heures creuses est "emmagasinée" sous forme de chaleur (eau chaude pour le chauffe-eau, chaleur répartie dans des matériaux réfractaires inertes pour le chauffage) et consommée ou utilisée plus tard pendant les heures pleines.
Pour faire fonctionner en priorité un appareil pendant les heures creuses, deux solutions sont possibles.
- L’appareil peut être programmé au moyen d’une horloge réglée sur les heures creuses du centre de distribution. Il faut alors faire attention aux changements d’horaire légal, qui peuvent conduire à faire fonctionner l’appareil avec un décalage d’une heure sur les heures creuses pendant la moitié de l’année !
- L’appareil peut être asservi : il reçoit à chaque début des périodes d’heures creuses un signal qui passe par la ligne électrique et qui déclenche la mise en marche au moyen d’un système de relais. Il faut évidemment que l’installation soit équipée de ce dispositif. Le signal tarifaire est émis par le centre de distribution. Il est reçu par le compteur aussi bien que par le système d’asservissement, et il n’y a pas de risque d’erreur. C’est donc la meilleure solution.
Double-flux (ventilation)
Système de ventilation mécanique dans lequel la chaleur de l’air extrait du bâtiment est récupérée pour pré-chauffer l’air entrant.
Les systèmes de ventilation double-flux offrent de nombreux avantages sur les systèmes classiques : économie d’énergie, confort acoustique, qualité de l’air, etc. En contrepartie, ils sont plus onéreux.
Les ventilations double-flux permettent un contrôle efficace de l’humidité, ce qui est très appréciable pour le confort aussi bien que pour les consommations de climatisation éventuelles.
Eaux grises
On appelle eaux grises les eaux usées qui proviennent d’utilisations autres que les toilettes.
Les eaux grises sont souvent chaudes (salles de bains, cuisines) et leur chaleur peut être récupérée à l’aide d’un échangeur. La chaleur récupérée est utilisée en général pour préchauffer l’eau froide qui arrive au chauffe-eau.
La quantité d’énergie qui peut être récupérée à partir des eaux grises à l’aide de dispositifs simples est souvent de 40%. Les économies sont très intéressantes pour les particuliers, certains professionnels (hôtels, restaurants, pressing et laveries automatiques, etc.) ainsi que pour de nombreux bâtiments d’usages collectif (gymnases, hôpitaux, piscines, etc.).
Échangeur de chaleur
Un échangeur de chaleur est un dispositif permettant de communiquer la chaleur d’un fluide à un autre.
Parfois, un des fluides est un caloporteur qui circule dans un circuit fermé. L’autre fluide doit alors être chauffé ou refroidi, ou doit céder sa chaleur au caloporteur (cas des pompes à chaleur).
Dans la récupération de chaleur, les deux fluides sont plutôt un fluide entrant (eau du réseau ou air frais) et un fluide sortant (eaux usées ou grises, air vicié, gaz, ...). Le dispositif permet alors de disposer d’une énergie thermique qui aurait été "jetée".
Pour les liquides, le principe le plus souvent utilisé consiste à mettre les deux liquides en contact thermique sur la plus grande surface possible. On peut par exemple faire circuler un des liquides dans un long serpentin enroulé et baignant dans l’autre liquide. Le matériau du serpentin doit être choisi pour avoir une excellente conductivité thermique, et un des meilleurs candidats est le cuivre. Les systèmes production d’eau chaude solaire individuels comportent souvent ce type d’échangeur.
Il existe des échangeurs de chaleur air/air dans les ventilations double-flux.
Sommaire Pompe à chaleur Eaux grises Double-flux (ventilation)
EER
Sigle anglais (Energy Efficiency Ratio) désignant le rendement d’une installation ou d’un appareil de climatisation ou de froid. Le EER est le rapport entre l’énergie "de froid" et l’énergie électrique absorbée.
Contrairement au rendement, le EER n’est pas en général donné en pourcentage. Ainsi, un EER de 0.9 correspond à un rendement de 90%.
Pour les climatiseurs, on considère que seule une valeur supérieure à 3 du EER correspond à une efficacité énergétique acceptable. Autrement dit, l’équipement doit être capable de produire 3 kWh de froid pour chaque kWh électrique absorbé.
Effet de serre
Ce terme désigne malheureusement aujourd’hui un problème environnemental majeur et planétaire. Certains gaz dits à effets de serre prolifèrent dans l’atmosphère du fait des activités humaines et en premier lieu à cause de l’utilisation d’énergies fossiles. Ces gaz enferment la chaleur solaire accumulée par notre planète et contribuent au réchauffement climatique.
De manière plus générale, l’effet de serre est un phénomène physique lié au transport de chaleur par rayonnement. La chaleur du rayonnement peut être dans certaines conditions "capturée" dans une zone limitée, comme cela se produit précisément dans une serre de culture. Dans une serre, le rayonnement solaire traverse les parois transparentes, et la chaleur reste confinée à l’intérieur ; elle est "piégée". Ce phénomène se produit dans des locaux bien exposés au soleil, y compris lorsque la température extérieure est basse.
Les équipements dits solaires thermiques utilisent précisément l’effet de serre pour réchauffer un fluide dans les capteurs thermiques. La chaleur est ensuite utilisée comme chauffage ou en production d’eau chaude sanitaire.
Efficacité lumineuse
L’efficacité lumineuse d’un éclairage électrique est le rapport entre le flux lumineux mesuré en lumens (lm) et la puissance électrique absorbée en Watts (W). L’efficacité lumineuse s’exprime donc en lumen par Watt (lm/W).
L’efficacité lumineuse d’un éclairage à incandescence classique est de l’ordre de 10 à 20 lm/W, contre environ 40 à 100 lm/W pour un néon ou une lampe fluocompacte. L’efficacité lumineuse n’est pas un indicateur de la qualité de l’éclairage.
EJP (Effacement Jour de Pointe)
Option des tarifs bleu et jaune utilisant deux prix du kiloWattheure différents. L’option EJP n’est plus proposée en tarif bleu, mais concerne encore de nombreux clients.
Dans les options EJP, deux prix sont pratiqués pour le kiloWattheure : un prix "normal" faible, et un prix élevé pour les périodes de "pointe mobile" ou "EJP". Les périodes de pointe mobile sont situées entre le 1-er novembre et le 31 mars. Elles sont déterminées avec un préavis. Entre le 1-er novembre et le 31 mars, l’option fixe la présence de 22 "jours EJP". Ces "jours" commencent en fait à 07h00 et se terminent à 01h00 le lendemain, si bien que la période de prix élevé est de 18 heures. Les jours EJP correspondent généralement à des jours froids.
Électro-intensif
Se dit d’un industriel ou d’un secteur économique dont la production nécessite une consommation d’électricité importante, au point que l’électricité représente un poste majeur de dépense.
Les entreprises ou les secteurs de la sidérurgie, de la cimenterie, de la production d’aluminium, de la chimie sont des exemples, de même que le transport ferrovière.
Pour les clients électro-intensifs, les variations de prix sur les marchés de l’électricité ont des conséquences importantes. Les industriels électro-intensifs peuvent être amenés à répercuter les variations de prix sur leur produits s’ils le peuvent, ou à se couvrir financièrement contre les risques de hausse.
Éligible
Dans un système électrique dérégulé, un client (ou consommateur) éligible peut choisir son fournisseur d’électricité dans la liste des fournisseurs en concurrence dans la zone géographique de desserte. Selon le degré d’ouverture du marché, les clients éligibles représentent une part plus ou moins importante de l’ensemble des clients.
En France, la démarche de changement de fournisseur est volontaire, c’est à dire qu’elle résulte nécessairement d’une demande explicite du client. On dit alors qu’il fait valoir son droit à l’éligibilité.
En France, l’ouverture du marché de l’électricité est planifiée sur plusieurs années. Jusqu’en juin 2004 les clients éligigibles étaient ceux dont la consommation annuelle était supérieure à un seuil d’éligibilité qui a été abaissé progressivement d’année en année. En juillet 2004, tous les consommateurs professionnels sont devenus éligibles. En 2007 (dernière étape du processus d’ouverture du marché), tous les consommateurs seront éligibles, y compris les résidentiels.
Émissions de gaz à effet de serre
Les gaz dits "à effet de serre" sont des gaz qui augmentent la quantité de chaleur dans l’atmosphère terrestre en piégeant le rayonnement solaire, comme dans une serre pour les plantes. Le dioxyde de carbone (CO2) est le gaz à effet de serre le plus important.
Certaines émissions de gaz à effet de serre sont d’origine naturelle (éruptions volcaniques), mais les activités humaines entraînent des émissions importantes : transport, industrie, chauffage, etc. La combustion des énergies dites fossiles (produits pétroliers, charbon) se traduit par l’émission de gaz à effet de serre.
Le chauffage au bois n’est pas considéré comme contribuant à l’effet de serre, bien qu’il rejette du CO2 dans l’atmosphère. Cela tient à ce que le carbone est absorbé (on dit "fixé") par les espèces végétales, et en particulier par les arbres. Lorsque la forêt est gérée de manière durable, le carbone émis dans la combustion du bois (principalement sous forme de dioxyde CO2) est fixé par les "remplaçants" des arbres brûlés et il y a un équilibre, selon le vieil adage "rien ne se perd, rien ne se crée". En fait, cela n’est pas tout à fait exact, car le bois a demandé de l’énergie pour l’abattage et le débit et le transport.
En ratifiant le protocole de Kyoto, un grand nombre de pays se sont engagés à mettre en place des actions en vue de la réduction de leurs émissions, avec des objectifs chiffrés. Ces actions impliquent le développement des énergies renouvelables. Les émissions des différents pays sont évaluées et suivies au cours du temps par des experts qui tiennent un comptabilité complexe. Le protocole de Kyoto n’a malheureusement pas été ratifié par la première puissance économique mondiale : les USA !
Energy star
Label américain attribué à certains matériels économes. En France, le label energy star est parfois présent sur les ordinateurs.
Pour un ordinateur, le label energy star ne concerne pas seulement le matériel, mais aussi le réglage du système d’exploitation. Le système d’exploitation est en effet chargé de mettre en veille ou en sommeil certains composants lorsqu’ils ne sont pas sollicités pendant un certain temps.
Ensoleillement
En météorologie, l’ensoleillement se mesure en nombre d’heures ensoleillées (parfois en nombre de jours ensoleillés) pour une région donnée et une période de temps donnée. Pour les calculs de rendement des installations solaires, on utilise souvent un ensoleillement "normal" correspondant à une année climatique normale. L’enseillement normal en France métropolitaine varie de 1600 heures (Lille) à 2700 heures environ (Toulon).
Pour les calculs de rentabilité des installations solaires, on détermine d’après l’ensoleillement normal le nombre de kWh qui peuvent être produits en moyenne par jour et par un mètre-carré de capteurs. Les capteurs sont supposés pour le calcul être orientés de manière optimale, et avoir un rendement de 100 %. Le nombre ainsi calculé varie entre 3 et un peu plus de 5 kWh/m2/j en France métropolitaine.
L’information apportée par les valeurs moyennes sur une année peut être insuffisante pour évaluer la rentabilité d’un chauffe-eau solaire si la consommation d’eau chaude est variable au cours de l’année. Pour une maison individuelle, la rentabilité de l’installation ne sera évidemment pas la même si les occupants s’absentent systématiquement pendant une partie de l’été ou au contraire s’ils ont une consommation d’eau chaude plus élevée en été.
Entreprise Locale de Distribution (ELD)
Les Entreprises Locales de Distribution désignent en France des distributeurs d’électricité qui n’ont pas été nationalisés en 1946. Ces entreprises ont été désignées (aux côtés d’EDF) dans l’ouverture du marché à la concurrence comme Gestionnaires de Réseau de Distribution.
Les ELD assurent environ 5% de la distribution du courant en basse et moyenne tension. Les ELD sont des clients en partie éligibles ; leurs achats sont soumis à la concurrence proportionnellement aux volumes vendus aux clients éligibles qu’elles désservent.
Enveloppe d’un bâtiment
L’enveloppe d’un bâtiment est la frontière de celui-ci avec l’extérieur, par laquelle se font les échanges thermiques. Elle comprend les murs extérieurs (mais pas les cloisons intérieures), le toit et aussi le sol.
Dans les études thermiques, l’enveloppe joue un rôle important dans les calculs de bilans. Les propriétés thermiques de l’enveloppe déterminent la quantité d’énergie de chauffage ou de climatisation du bâtiment.
Équilibre production-consommation
L’électricité ne se stocke pas (ou très peu). Pour cette raison, il est nécessaire que la production d’un système soit en permanence égale à la consommation (augmentée des pertes). La consommation étant aléatoire, notamment en raison des conditions météorologiques, il faut utiliser des processus très complexes pour maintenir l’équilibre production-consommation.
Des prévisions de consommation électrique sont bien sûr indispensables : à long terme (plusieurs années), moyen terme (quelques semaines) ou court terme (le lendemain). Ces prévisions sont utilisées pour élaborer des plannings de production pour chacun des groupes. Pour faire face aux variations imprévisibles de la consommation, l’équilibre est affiné par un ensemble de mécanismes agissant avec des délais de plus en plus courts sur la production.
Étiquette énergie
(On dit aussi "label énergie"). Étiquette qui figure de manière obligatoire sur certains appareils électroménagers et indique en particulier leur classe énergétique.
Évaporation (rafraîchissement par)
Le rafraîchissement d’air par évaporation est une technique qui peut dans certains cas éviter le recours à la climatisation. Cette technique est plus simple et beaucoup plus économique que la climatisation tant à l’investissement qu’à l’utilisation.
Le principe utilisé consiste à refroidir un courant d’air (créé par un ventilateur) grâce à l’évaporation de l’eau d’un filtre humide. L’énergie nécessaire au changement d’état (passage de l’état liquide à l’état gazeux) est puisée sous forme thermique dans l’air qui cède au passage une part de sa chaleur. Les rafaîchisseurs par évaporation ne comportent ni compresseur ni fluide frigogène, et leur consommation énergétique reste réduite. Toutefois, l’effet produit n’est pas comparable à celui d’une climatisation proprement dite.
Le rafraîchissement par évaporation n’est efficace que lorsque l’air est relativement sec. Il ne convient donc pas tel quel aux zones tropicales, mais est adapté à la France métropolitaine. La technique est connue depuis fort longtemps des habitants de nombreuses régions au climat chaud et sec, qui rafraîchissent l’air en faisant traverser des couvertures humides au vent.
L’air n’est pas recyclé en circuit fermé, mais évacué vers l’extérieur du bâtiment. Les portes ou les fenêtres peuvent donc rester ouvertes. Un système évaporatif augmente l’humdité de l’air en baissant sa température, ce qui peut être un inconvénient dans certains cas. Toutefois, des systèmes plus complexes pouvant assécher l’air reposent sur le même principe et parviennent à maintenir des consommations énergétiques réduites.
Évaporative (climatisation)
La climatisation évaporative (ou adiabatique) désigne le rafraîchissement d’air par évaporation.
Il semble préférable d’utiliser le terme de rafraîchissement à celui de climatisation, car les dispositifs ne permettent pas en général d’abaisser la température comme le fait un système de climatisation classique.
Sommaire Évaporation (rafraîchissement par)
Facteur de charge
Rapport entre la valeur moyenne d’une courbe de charge et la puissance maximale qu’elle peut atteindre. Ce rapport est exprimé en pourcentage.
Pour la consommation d’un client final, le facteur de charge est souvent déterminé en considérant la puissance souscrite comme puissance maximale.
Pour un client final, un facteur de charge élevé est souvent favorable en termes de prix du kWh. Il correspond en effet à une courbe de charge assez plate. Un facteur de charge faible indique la présence de pointes de consommation, ce qui peut être défavorable si celles-ci ont lieu à des moments où le prix du kiloWattheure est élevé.
Final (consommateur, client)
Un consommateur final de l’électricité utilise l’électricité pour ses propres besoins et non pour la revendre ou la transformer.
Les consommateurs résidentiels sont des clients finaux, de même que les professionnels et la grande majorité des entreprises.
Un producteur d’électricité peut avoir comme client un ou plusieurs fournisseurs d’électricité, des négociants et des clients finaux.
Au pluriel, on peut parler de clients finals ou finaux.
Finale (énergie)
La notion d’énergie finale est utilisée par les économistes pour établir des bilans. C’est l’énergie qui est "vraiment utile en fin de compte", en excluant celle utilisée pour produire de l’énergie sous une autre forme. Cette précaution permet de ne pas compter deux fois la même consommation, ou d’oublier une partie de la consommation.
Par exemple, le fioul consommé par le véhicule diesel d’un ménage est comptabilisé comme consommation finale, mais le fioul consommé dans une centrale électrique ne l’est pas. L’électricité consommée par un lave-linge est finale, mais pas celle qui est consommée dans une raffinerie de pétrole ou une usine d’enrichissement d’uranium.
L’énergie finale s’oppose en particulier à l’énergie primaire - l’autre bout de la chaîne qui va de la production à la consommation. L’énergie primaire est disponible dans la nature sous différentes formes qui vont du pétrole au vent, en passant par l’uranium et le rayonnement solaire. La consommation d’énergie primaire est toujours plus élevée que la consommation d’énergie finale, car le passage de l’une à l’autre entraîne des pertes : le rendement est inférieur à 100%.
L’électricité n’existe pas sous une forme primaire exploitable dans la nature. Malheureusement, personne ne sait exploiter aujourd’hui l’électricité statique des nuages qui donne naissance à la foudre.
Fluocompacts (éclairages)
Les éclairages fluocompacts produisent de la lumière grâce à un gaz fluorescent contenu dans l’ampoule, selon le même principe que les "tubes néon". Ils ne contiennent pas de filament.
Les éclairages fluocompacts consomment quatre fois moins d’énergie électrique pour produire la même quantité de lumière et sont donc logiquement appelés "éclairages basse consommation".
Les éclairages fluocompacts ont atteint aujourd’hui un prix très attractif et une durée de vie très élevée 10000 heures environ. Il y a une dizaine d’années, les éclairages fluocompacts avaient une durée de vie réduite lorsqu’ils étaient soumis à des cycles de mise en route et arrêt répétés, par exemple dans une minuterie. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Foisonnement
Le foisonnement est un phénomène de compensation des aléas qui se produit quand on agrège des courbes de charge, par exemple celle de plusieurs clients. La courbe de charge agrégée est de manière générale moins variable (en valeur relative) que les courbes de charge agrégées. Elle prend aussi un aspect plus lisse.
Le foisonnement peut en général être observé à partir d’une seule courbe de charge ("auto-foisonnement"). Les courbes de charge de différents jours présentent des aléas qui s’estompent sur la courbe moyenne. Avec un nombre de jour suffisant, la courbe de charge moyenne prend un aspect plus lisse et peut être considérée comme un profil de consommation.
Sommaire Agrégateur Profil de charge, profilage de charge
Fournisseur d’électricité
Dans un marché de l’électricité ouvert à la concurrence, la fourniture d’électricité devient une activité séparée de la distribution et de la production. Les fournisseurs se chargent d’acheter (ou éventuellement de produire) de l’électricité pour leurs clients. On utilise parfois l’expression de "commercialisateur".
En France, un bon nombre de fournisseurs d’électricité sont présents sur le marché. Certains sont spécialisés dans la fourniture aux gros ou très gros clients industriels, d’autres fournissent divers clients professionnels : artisans, professions libérales, PME, etc. Les clients résidentiels ne pourront choisir leur fournisseur que lors de l’ouverture totale du marché à la concurrence, prévue pour 2007.
FPE (Fond de Péréquation de l’Électricité)
Le Fond de Péréquation de l’Électricité (FPE) existe depuis 1946. Il a pour vocation essentielle de financer la péréquation géographique au niveau de la distribution. Il est alimenté par les divers opérateurs (essentiellement les distributeurs et fournisseurs) au prorata de leur activité. Ce fond est aussi utilisé pour prendre en charge les situations de pauvreté.
Les surcoûts liés à des missions de service public ne sont pas du ressort du FPE. Ils sont couverts par une taxe spéciale appelée CSPE.
Frigogène
Fluide utilisé dans les installations de froid ou de climatisation.
La plupart des installations de froid ou de climatisation sont à compression. Le frigogène y circule en circuit fermé tantôt à l’état liquide, tantôt à l’état gazeux. Ce fluide doit avoir des propriétés physiques bien particulières pour que l’installation puisse fonctionner avec un bon rendement et dans des conditions de sécurité convenables.
L’utilisation de frigogènes pose des problèmes environnementaux. Il s’agit en effet de gaz entaînant un effet de serre très important (beaucoup plus que le CO2), et les installations de froid ou de climatisation présentent inévitablement des fuites. En fin de vie, les matériels doivent être recyclés dans une filière spécialisée.
Les fluides frigogènes les plus utilisés sont les chlorofluorocarbures (CFC), les hydrofluorocarbures (HFC) et les hydrocarbures (HC). L’ammoniaque est aussi utilisé. La nocivité des CFC et des HCFC a été prouvée scientifiquement au début des années 1990 : ces gaz ont un effet de destruction de l’ozone dans les hautes couches de l’atmosphère. Or l’ozone filtre le rayonnement ultra-violet (problème du "trou de la couche d’ozone"). Des recherches ont certes débouché sur l’utilisation de frigogènes moins nocifs, mais qui ont encore des effets néfastes.
Les frigogènes font donc l’objet de contrôles d’émissions à l’échelle de la planète,
Frigorie
Unité physique désuette utilisée pour les installation de froid ou de climatisation. Les frigories sont surtout utilisées en un sens vague pour désigner des échauffements néfastes (pertes thermiques) dans une installation climatisée qui peut "perdre des frigories" tout comme une installation chauffée peut "perdre des calories".
FSPPE (Fond de Service Public de la Production d’Électricité)
Fond Spécial, en charge des surcoûts liés à des missions de service public en France. Ce fond a été remplacé en 2004 par un système de compensation reposant essentiellement sur une taxe appelée CSPE.
Le FSPPE a été créé en février 2000 ; il est devenu opérationnel en 2002 et son fonctionnement a été modifié en 2003 (loi du 3 janvier 2003).
Futures
Le terme anglais futures désigne un contrat à terme d’achat ou de vente d’électricité, pour un horizon allant typiquement de quelques mois à un an. Les futures existent pour de nombreux biens (pétrole, matières premières, café, cacao, etc.) et s’échangent sous une forme standardisée sur un marché à terme spécialisé.
En France, Powernext propose un marché futures.
Les prix à terme (futures) sont liés aux prix au comptant (spot). En théorie le prix futures devrait se rapprocher du prix spot lorsque le terme du contrat est proche, mais ce n’est pas toujours le cas.
Géothermie
Le principe de la géothermie est de récupérer les calories accumulées par la terre et l’eau renouvelées sans cesse par le soleil, la pluie et les effets du vent. On dispose ainsi d’une énergie fournie par la Terre, gratuite et renouvelable. Une partie de cette chaleur est stockée dans certaines parties du sous-sol, en général dans des nappes d’eau souterraines.
La géothermie utilise une pompe à chaleur (circuit frigorifique) pour récupérer la chaleur.
Outre le chauffage des habitations, la géothermie est aussi utilisée pour la production d’électricité par cogénération. Les techniques de géothermie sont dites "basse énergie " pour toutes les nappes de 30 à 100°C.
Gestion de la charge
Ensemble d’actions (en général à long terme) permettant de modifier une courbe de charge pour lui donner une forme plus favorable d’un point de vue économique.
Pour un ensemble de clients, la gestion de la charge vise la réduction du coût de production ou de transport. Un client peut gérer sa charge de manière à mieux utiliser son tarif et profiter des périodes ou le prix du kiloWattheure est plus bas.
On considère généralement que la courbe de charge optimale (idéale) est plate. Contrairement à la MDE, la gestion de la charge ne vise pas à diminuer les consommations ``tous azimuts’’, ni même à consommer moins d’énergie.
Sommaire Pointe de consommation
Gestionnaire d’énergie
Expression employée pour désigner certains dispositifs de pilotage des charges d’une installation de manière à en optimiser l’efficacité ou à en réduire le coût d’utilisation. Les gestionnaires d’énergie sont généralement des dispositifs électroniques pouvant recevoir des informations par l’intermédiaire du compteur électrique.
Les clients résidentiels ayant opté pour le tarif Tempo sont souvent équipés d’un gestionnaire d’énergie.
Gradient de température
Terme utilisé dans le domaine de l’énergie et particulièrement dans le domaine de l’électricité. Il s’agit d’un coefficient mesurant la sensibilité d’une consommation électrique à la température extérieure, cette sensibilité étant due essentiellement aux consommations de chauffage. On utilise des gradients en énergie (mesuré en kWh par degré) ou en puissance (en kW par degré).
Les gradients de température utilisés dans le domaine de l’électricité n’ont rien à voir avec ceux utilisés dans d’autres domaines, notamment en météorologie.
Le gradient de température pour la consommation intérieure en France en période de chauffage est de l’ordre de 1500 MW par degré. Cela signifie que si la température baisse de un degré, la consommation augmentera à hauteur de la production d’une des plus grosses tranches nucléaires.
Pour une installation résidentielle chauffée à l’électricité, une valeur typique du gradient en énergie journalière serait de 3 kWh par degré : une baisse de température de 1 degré entraîne une hausse de consommation supplémentaire de 3 kWh par jour.
GRD (Gestionnaire de Réseau de Distribution)
Dans le marché de l’électricité dérégulé français, la gestion des réseaux de de distribution est confiée à une entité spécifique d’EDF ainsi qu’à des entreprises locales de distribution qui assurent depuis longtemps la distribution d’électricité dans certaines régions (Électricité de Strasbourg, Gaz et Électricité de Grenoble, etc.).
Groupe
Dans le contexte de la production d’électricité, un groupe désigne un groupe turboalternateur, c’est à dire un ensemble constitué par une turbine et un alternateur. On parle en fait de groupe même dans le cas où il n’y a pas de turbine ("groupe fioul", groupe électrogène...).
Certains clients finaux possèdent des "groupes froid". Il s’agit de systèmes de production de froid dans lesquels le compresseur peut éventuellement refroidir plusieurs armoires ou chambres froides. Cette situation est fréquente dans les restaurants, boulangeries, etc.
GRS (Garantie de Résultat Solaire)
Cette garantie repose sur un contrat signé avant la réalisation d’une installation solaire. Dans le contrat, le garant (bureau d’études, fournisseur ou installateur de matériel solaire, entreprise de maintenance) s’engage vis-à-vis du Maître d’Ouvrage à ce que l’installation fournisse une certaine quantité d’énergie d’origine solaire par an (énergie prévue). À leur mise en route, les installations sont munies d’un dispositif de télésurveillance qui comptabilise l’énergie solaire réelle.
GV
Coefficient mesurant les pertes thermiques d’une installation. Ce coefficient qui s’exprime en Watt par degré Celsius est obtenu en multipliant le coefficient G de l’installation par le volume (en mètres-cube) de celle-ci.
Considérons par exemple, une installation ayant
- un coefficient G = 0.7 W/m3/C,
- une surface chauffée de S = 200 m2,
- une hauteur sous plafond de H = 3 m.
V = S x H = 200 x 3 = 600 m3,
donc le coefficient GV vaut 0.7 x 600 = 420 W/C. Si en hiver la température journalière baisse de un degré, la puissance de chauffage sera augmentée en moyenne de 420 Watts sur la journée, ce qui représente une énergie journalière supplémentaire de 420 x 24 = 10080 Wattheures, soit 10.08 kiloWattheure. La baisse de température représente donc un surcoût de environ 1 euro TTC en tarif bleu base.
Halogène (éclairage halogène)
Les éclairages halogènes sont des éclairages à incandescence dont le filament est enfermé dans une atmosphère comprenant un gaz dit halogène (souvent de l’iode). Les ampoules des éclairages halogènes sont en quartz, ce qui permet de supporter des températures très élevées. Les éclairages halogènes produisent une lumière intense et concentrée.
L’intérêt du gaz halogène contenu dans ces éclairages est à la fois d’augmenter l’efficacité lumineuse et de prolonger la durée de vie de l’éclairage, car le gaz a un effet "auto-réparant" sur le filament : les particules issues de la combustion (très lente) du filament vont spontanément se recoller sur celui-ci, au lieu de se déposer sur la paroi de l’ampoule.
Les éclairages halogènes ont un meilleur rendement (une meilleure efficacité lumineuse) que les éclairages à incandescence classiques. Leur consommation est de 15 à 40 % inférieure à celle d’un éclairage classique produisant le même flux lumineux. Les éclairages halogènes sont bien adaptés pour produire des éclairages directionnels.
Les lampadaires halogènes de forte puissance sont souvent utilisés en éclairage indirect (par réflexion contre le plafond ou contre un mur). Ce mode d’utilisation n’est pas très économique, car une bonne partie de la lumière est perdue, particulièrement si la réflexion se fait sur un support qui n’est pas blanc ou qui est accidenté (mur crépi). L’énergie ainsi perdue sous forme lumineuse est transformée en chaleur et augmentera donc les consommations de climatisation en été.
L’utilisation des éclairages halogènes sous forme directe en lampe de bureau est déconseillée en raison du rayonnement ultra-violet émis par les ampoules halogènes.
Heures creuses
Période de la journée pendant laquelle le prix du kiloWattheure est plus faible pour certains tarifs destinées aux résidentiels ou aux professionnels.
Pour les résidentiels, les tarifs comportant des heures creuses ("double tarif bleu", "Tempo") comprennent huit heures en heures creuses. Pour Tempo, ces heures creuses correspondent à une période commençant à 22h00 et se terminant à 06h00 le lendemain.
Pour plusieurs tarifs, les heures creuses peuvent être réparties en plusieurs plages (entre une et trois) dont la position est déterminée localement. La position des heures creuses dans la journée reste la même d’un jour à l’autre et est indiquée sur chaque facture d’électricité (pour les clients ayant des heures creuses).
Historique (tarif)
En juillet 2004, les clients professionnels français au tarif bleu et jaune sont devenus éligibles dans le cadre de l’ouverture progressive du marché à la concurrence. Ceux d’entre eux qui le souhaitent peuvent faire valoir leur éligibilité, et choisir une offre de l’un des fourniseurs en concurrence.
Les clients n’ayant pas fait valoir leur éligibilité conservent leur ancien tarif (bleu ou jaune). Les tarifs bleu et jaune pour les professionnels (contrôlés par le gouvernement) restent valables et sont appelés tarifs historiques. Les nouveaux tarifs sont fixés librement par les fournisseurs en concurrence, y compris pour le fournisseur EDF.
Les tarifs historiques sont réservés aux clients professionnels n’ayant pas fait valoir leur éligibilité. Autrement dit, faire valoir son éligibilité est une démarche qui n’est pas réversible. Les tarifs historiques devraient en principe dipsaraître petit à petit au profit des tarifs des fournisseurs en concurrence.
Horo-saisonnier
Se dit d’un tarif de l’électricité dans lequel le prix du kiloWattheure varie à la fois selon la saison et l’heure dans la journée. Dans de tels tarifs, on trouve par exemple une "pointe d’hiver".
HPE (Hautes Performances Énergétiques)
Label délivré par un organisme d’État à un bâtiment dont les performances énergétiques dépassent significativement les exigences de la Réglementation Thermique RT2000 (économie de 8% par rapport aux consommations de référence).
Il existe aussi un label THPE2000 de Très Hautes Performances Énergétiques, garantissant une économie de 20% au moins par rapport à la RT2000.
HPE peut signifier aussi Heures Pleines d’Été.
Sommaire Réglementation thermique RT2000 Haute Qualité Environnementale
HQE (Haute Qualité Environnementale)
Association française reconnue d’utilité publique, regroupant des acteurs du secteur du bâtiment : entreprises, experts, conseils, maîtres d’oeuvre et maîtres d’ouvrage. L’association HQE a pour but le développement concerté de la qualité environnementale des bâtiments. Cette notion comporte plusieurs volets : utilisation de matériaux non-polluants et recyclables, implication de la construction sur la santé des occupants, etc. La maîtrise de l’énergie (et l’utilisation d’énergies renouvelables) fait partie des préoccupations et des actions de l’association.
On parle de "démarche HQE" dans la construction pour désigner la conception et la réalisation de bâtiments conformes au principes établis par l’association. Contrairement à ce que l’on peut parfois lire ou entendre, il n’existe pas à l’heure actuel un "label HQE" ou une certification.
La démarche HQE est en fait une prise en compte des recommandations de l’association. Ces principes sont conçus pour être cohérents : à quoi servirait-il de réduire la consommation énergétique d’un bâtiment si la construction et l’entretien de celui-ci demandaient des techniques énergivores et polluantes ?
HTA, HTB
Domaines de tension pour les réseaux électriques en France.
Le domaine HTA comprend des tensions entre 1 et 50 kV (1000 et 50000 Volts) ; le domaine HTB comprend des tensions de 50 à 130 kV (50000 à 130000 Volts).
On peut se familiariser avec la taille des lignes HTA/HTB en observant a signalisation des autoroutes : avant de passer sous (ou sur) une ligne, on peut voir un petit panneau blanc qui indique la nature de la ligne : HTA, HTB, souterraine... La HTA est parfois appelée moyenne tension. La transformation de la HTB en HTA se fait en général dans un poste source.
Hub
(prononcer "heub"). Terme anglais désignant en général le coordonnateur technique d’un système électrique, c’est à dire en général le gestionnaire du réseau de transport. En ce sens, le hub français est RTE.
Le réseau de transport est en quelque sorte le système nerveux du système électrique. Les grands équilibres et les principaux mécanismes de coordination entre les acteurs (producteurs, distributeurs) sont en effet sous la responsabilité du gestionnaire du réseau de transport.
Humidité
Après la température, l’humidité est un facteur qui peut influer sur les consommations d’énergie pour des besoins thermiques. Pour une température donnée, la plupart des individus ne se trouveront en situation de confort que lorsque l’humidité n’est ni trop faible ni trop forte.
En été, un taux d’humidité plus élevé augmente pour certains le sentiment de "chaleur moite" (et donc le besoin de climatisation) pour une température donnée. Un froid humide est aussi plus difficile à supporter qu’un froid sec. Mais un air trop sec devient aussi pénible...
L’humidité de l’air se mesure souvent sous la forme d’une humidité relative HR. C’est le pourcentage d’humidité contenue dans l’air par rapport à ce qu’il peut contenir à la même température. On peut aussi mesurer l’humidité en grammes d’eau par mètre cube d’air.
En dehors de plages de valeurs assez larges, on doit reconnaitre qu’il n’existe pas d’indicateur fiable permettant de déterminer un indice de confort en fonction de la température et du taux d’humidité. Il semble que la notion de confort thermique varie d’individu à individu et aussi selon l’activité pour un individu donné.
Pour distinguer les effets de la température et de l’humidité, on utilise parfois deux températures : la température sèche (ou température de bulbe sec), et la température humide (ou de bulbe humide). La température humide peut être mesurée avec un thermomètre ordinaire dont le bulbe est entouré de coton humide et qui est placé dans un courant d’air ; elle est toujours plus faible que la température sèche. La différence entre les deux températures croît en fonction de l’humidité relative de l’air. Lorsque l’air est très sec, les deux températures sont très différentes ; pour une humidité relative maximale de 100% les deux températures coïncident.
Les différents systèmes de climatisation ou de chauffage ont des effets sur l’humidité aussi bien que sur la température.
Hydro-électricité
L’hydro-électricité est produite à en exploitant le mouvement de l’eau des rivières et nappes d’eau. L’eau est utilisée pour mettre en mouvement de grosses turbines dont l’énergie mécanique sera transformée en énergie mécanique grâce à des alternateurs.
Il existe plusieurs techniques différentes d’hydro-électricité. L’électricité peut être produite par des centrales ou usines au fil de l’eau. On peut aussi utiliser l’eau des lacs ou écluses.
Les moyens de production hydrauliques sont très importants dans le maintien de l’équilibre production-consommation : les centrales hydrauliques peuvent produire des puissances très importantes en un temps très court lorsque cela est nécessaire, ce qui est plus difficile ou beaucoup plus coûteux à obtenir avec des moyens de production thermiques.
L’énergie hydraulique est renouvelable, mais les réserves ne sont pas illimitées. Ces réserves doivent être gérées avec soin à l’échelle d’une année.
Immotique
Voir Domotique.
Incandescence (éclairages à)
Les éclairages à incandescence sont les éclairages classiques équipés d’un filament qui devient incandescent lorsqu’il est traversé par le courant électrique (les "tubes néon" ne sont pas des éclairages à incandescence).
L’inconvénient de ces éclairages est qu’ils consomment beaucoup d’énergie qu’ils restituent sous forme de chaleur et non pas de lumière. Ce type d’éclairage doit donc être évité dans les endroits climatisés. En fait les éclairages à incandescence sont assimilables à de mini-convecteurs électriques !
Les éclairages à incandescence existent depuis très longtemps. Il remontent à l’invention de l’ampoule électrique par Edison en 1879. Le filament était alors une fibre de coton carbonisé, et la durée de vie d’une ampoule était de 48 heures ! Les éclairages à incandescence ont aujourd’hui un filament très fin en tungstène. L’intérieur de l’ampoule est vide de manière à éviter la combustion du filament. Un éclairage à incandescence a une durée de vie (ou plus exactement durée de fonctionnement) de 1000 heures environ.
Index de consommation
Valeur affichée par un compteur, en particulier électrique. Cette valeur n’a en général pas d’intérêt en elle-même et la consommation est évaluée par différence entre deux index.
Inertie thermique
L’inertie thermique est une propriété thermique des bâtiments. Un bâtiment inerte (on dit encore "lourd") suit très lentement les variations de température extérieures : il restera frais pendant quelques jours si la température s’élève beaucoup en été et conservera une température agréable lors des premiers froids de l’automne. Un bâtiment thermiquement inerte a des températures assez peu variables entre le jour et la nuit.
L’inertie thermique est un facteur de confort pour les habitants. En particulier, un bâtiment inerte permet de supporter des chaleurs importantes pendant la journée en été, pourvu que les nuits restent suffisamment fraîches.
La planète Terre possède une inertie thermique, qui fait que les températures sont plus élevées au début août qu’à la fin juin, alors que les apports de chaleur du soleil sont pourtant plus réduits (les jours étant moins longs). Le décalage entre la chaleur issue du soleil et les températures de l’atmosphère est en gros de un mois.
Pour un bâtiment, le même phénomène se produit : les variations de températures extérieures se répercutent à l’intérieur de manière "retardée", et "lissée". Si la température extérieure chute brusquement de quelques degrés, l’effet ne sera ressenti à l’intérieur d’un bâtiment souvent que quelques heures plus tard, et la chute de température intérieure sera plus progressive.
L’inertie thermique d’un bâtiment dépend essentiellement des matériaux utilisés dans sa construction et de leur dimensionnement. Des murs épais en briques ou parpaings contribuent à augmenter l’inertie. Les constructions en pisé ou terre crue ont l’avantage à la fois d’une bonne isolation et d’une forte inertie, en raison de la "respiration" naturelle de ce matériau. L’inertie dépend aussi de la manière dont les matériaux sont agencés. Par exemple, un matériau isolant comme le polystyrène ne contribue pas à augmenter l’inertie d’un bâtiment s’il est utilisé en isolation intérieure, mais apporte de l’inertie lorsqu’il est en isolation extérieure.
Les bâtiments inertes sont plus confortables, et demandent généralement moins d’énergie de chauffage ou de climatisation. L’inertie est un facteur d’économie important dans les régions ou le contraste de température jour-nuit est important. Il est possible d’augmenter l’inertie thermique d’un bâtiment existant par des techniques éventuellement simples et peu coûteuses.
Injection
On dit que l’électricité produite est injectée sur le réseau de transport. L’injection d’électricité (ou de courant) s’oppose au soutirage.
Intensité énergétique
Indicateur économique destiné à mesurer l’importance de l’énergie dans l’économie d’un pays d’une région, ou d’un secteur économique. Cet indicateur est obtenu en divisant la consommation d’énergie finale par le PIB. Il s’exprime en unité d’énergie par unité monétaire, souvent en tonne-équivalent pétrole (tep) par milliers de dollars US.
L’indicateur permet de comparer différents pays ou secteurs, mais présente aussi un grand intérêt dans un suivi "longitudinal" (au fil du temps). En effet, les changements technologiques et les mesures d’économies conduisent généralement (et heureusement) à diminuer l’intensité énergétique au cours du temps.
À titre d’exemple, l’intensité énergétique des différents secteurs économiques en France a été considérablement réduite depuis 1973, sauf dans le secteur des transports. L’intensité énergétique dans la plupart des secteurs représente environ la moitié de celle qu’on observait en 1973, ce qui signifie que la production d’une même richesse économique demande aujourd’hui deux fois moins d’énergie qu’il y a trente ans.
L’intensité énergétique des pays économiquement développés est de l’ordre de 0.3 Tep par 1000$US. En convertissant, on voit qu’il faut donc consommer environ 3.5 kWh d’énergie pour générer un PIB de 1$US.
IRC
Indice de Rendu de Couleur défini par la Commission Internationale de l’Éclairage. C’est une caractéristique mesurable des éclairages (en particulier par fluorescence) qui permet d’évaluer leur capacité à restituer les couleurs.
L’IRC d’un éclairage varie entre 1 et 100, la valeur de 100 correspondant à la qualité maximale : celle de la lumière naturelle. Un IRC inférieur à 70 correspond à un rendu assez médiocre des couleurs (tubes néon classiques), les valeurs de 60 ou moins ne peuvent convenir qu’à des activités ne nécessitant aucune exigence de rendu des couleurs. Les valeurs de l’IRC satisfaisantes pour la plupart des utilisations sont celles qui dépassent 80.
Jaune (tarif)
Gamme de tarifs EDF proposés aux clients professionnels alimentés en basse tension. Le tarif jaune comporte deux options (Base et EJP), l’option Base ayant elle-même deux sous-options "Utilisation longue" et "Utilisation moyenne".
Dans le tarif jaune option "Base" sont définies plusieurs périodes horo-saisonnières.
Une année est constituée d’une période dite Hiver qui va du 1-er novembre au 31 mars inclus. La période Été représente le reste de l’année soit du 1-er avril au 31 octobre.
- Un jour de la période "Hiver" comprend trois périodes ou classes temporelles : les "heures de pointe" consistent en deux plages de deux heures par jour : deux heures en matinée et deux heures le soir. Elles n’existent que pendant les mois de décembre à février. Les heures creuses d’hiver (HCH) consistent en un nombre variable de plages horaires (entre un et trois) qui ne recoupent pas les heures de pointe, et représentent un total de 8 heures par jour. Enfin, les heures pleines d’hiver (HPH) représentent le reste de la journée, soit 12 heures.
- Dans un jour de la période "Été", il n’y pas d’heures de pointe, mais seulement des heures creuses d’été (HCE) et des heures pleines d’été (HPE). Les plages HCE sont identiques à celles des HCH.
Joule
Phénomène physique d’échauffement d’un matériau conducteur lorsqu’il est traversé par un courant électrique.
Le Joule est aussi une unité d’énergie. Il s’agit en fait du "Wattseconde", c’est à dire l’énergie correspondant à une puissance de 1 Watt pendant une seconde. Ainsi 1 Wattheure=3600 Joules.
Livre blanc sur les énergies
Synthèse du débat national sur les énergies, présentée en novembre 2003 par Nicole Fontaine, ministre déléguée à l’Industrie. Ce rapport est disponible sous forme électronique sur le site Internet du ministère de l’Industrie.
Le livre blanc détaille un certain nombre de mesures destinées à favoriser les économies d’énergie. Parmi les mesures les plus nouvelles, citons le développement des certificats blancs (certificats d’économie d’énergie) voir page 82 du rapport.
Lumen
Unité de mesure de rayonnement lumineux, utilisée en particulier dans les calculs de production d’énergie solaire, ou pour indiquer l’efficacité d’un éclairage. Le symbole du lumen est lm.
Pour un éclairage, le rapport entre le rayonnement et la puissance électrique absorbée (exprime en lumen par Watt ou lm/W) s’appelle efficacité lumineuse. L’efficacité lumineuse d’un éclairage à incandescence classique est de l’ordre de 10 à 20 lm/W, contre environ 40 à 100 lm/W pour un néon.
Maîtrise de la demande d’énergie (MDE)
Ensemble d’actions et de techniques destinées à inciter les consommateurs d’énergie (particuliers, entreprises, collectivités locales) à gérer leur consommation pour éviter les gaspillages ou les surcoûts d’investissement. Ces actions peuvent consister en des campagnes d’information, la promotion d’appareils économes ou des subventions favorisant les investissements destinés à réduire la consommation d’énergie.
Exemples d’actions de maîtrise de la demande énergétique : promotion des éclairages basse consommation, mise en place de l’étiquetage énergétique des appareils, aide à l’investissement pour l’installation d’énergie renouvelables, etc.
Marginal (coût)
Par coût marginal (de production), on désigne le coût théorique entrainé par la production d’une unité supplémentaire (par exemple un kiloWattheure électrique).
Les coûts production de l’électricité sont très variables selon les moyens de production utilisés (hydraulique, nucléaire, fioul, ...). La demande globale d’électricité est obtenue au moindre coût en "empilant" les moyens de production disponibles par ordre de mérite, en partant du moins cher (hydraulique) jusqu’au plus cher. Le coût marginal est le coût unitaire de l’unité de production la plus chère qui est indispensable pour satisfaire la demande. Aux pointes de consommation, le système est souvent "marginal fioul", et le coût marginal est le coût unitaire de production au fioul.
Le coût marginal est par nature discontinu, et son évaluation n’a en général de sens que comme une moyenne (dans le temps, sur un ensemble de clients, ...), pusiqu’il peut doubler en quelques minutes.
Les économistes estiment que la tarification équitable d’un service public doit se faire en fonction des coûts marginaux de long terme (incluant les investissements).
Sommaire Pointe de consommation
Monobloc (chauffe-eau solaire)
Dispositif solaire associant en un seul bloc un capteur solaire et un ballon de stockage. Les chauffe-eau solaires monoblocs fonctionnent en thermosiphon. Ils sont utilisés sur une toiture ou éventuellement sur une façade.
Monobloc (climatiseur)
Dans un climatiseur monobloc, le compresseur et l’évaporateur sont rassemblés en un seul "bloc". Ces climatiseurs se présentent souvent sous forme de modèles mobiles ne nécessitant pas d’installation.
Les climatiseurs monoblocs ont en général une efficacité énergétique plus faible que celle des systèmes split, car le compresseur dégage de la chaleur dans la zone climatisée.
Sommaire Split (système split)
Monotone de puissance
Courbe obtenue à partir d’une courbe de charge en comptabilisant la durée écoulée par niveau de puissance. La monotone se présente en général sous la forme d’une courbe décroissante dont l’abscisse est une durée et l’ordonnée une puissance. La partie gauche de la courbe donne alors des indications sur la puissance de pointe.
La monotone permet d’évaluer la proportion du temps pendant laquelle on dépasse une puissance quelconque. Cette proportion du temps peut alors être interprétée comme une probabilité, notamment dans les études de dimensionnement de réseau.
NégaWatt
Terme résultant d’un jeu de mots (négatif et Watt) et destiné à quantifier une économie d’énergie, ou plutôt de puissance s’il l’on s’en tient à ce qu’est un Watt.
Ce terme a été créé dans les années 80, dans le but de donner aux réductions de consommation d’énergie un aspect positif, en rupture avec la logique économique traditionnelle (croissance économique implique croissance de la consommation énergétique).
De fait, la croissance économique au sens officiel et la croissance de la consommation énergétique sont assez étroitement liées. Dans les pays européens, une croissance économique de 1 % s’est toujours traduite dans les années passées par une augmentation de 0.5 à 1 % de la consommation d’électricité. Dans les pays dits développés, la croissance économique devient au fil du temps moins liée à la croissance de la consommation énergétique ; les économistes disent que l’intensité énergétique diminue.
D’une certaine manière, les certificats blancs donnent une valeur financière objective au négaWatt (ou plutôt à ce qu’il faudrait appeler négaWattheure).
Sommaire Certificat blanc Intensité énergétique
NF (certification et marquage)
La marque NF concerne des produits, des matériels ou même des services dont la valeur technique et la qualité sont certifiées par l’Afnor (Association Française de Normalisation) qui s’appuie pour cela sur un réseau d’organismes et de laboratoires mandatés.
Obligation d’achat
Dans les systèmes électriques dérégulés, certains moyens de production de l’électricité bénéficient d’une obligation d’achat imposée par l’État aux clients et à leurs fournisseurs. Le prix d’achat de ces productions est aussi fixé par l’État.
De telles dispositions existent dans de nombreux pays (productions must-take). Elles concernent des productions dont l’utilité pour la collectivité ne peut pas être traduite complètement dans le prix de vente (incinération de déchets), ou celles qui nécessitent des investissements lourds rentabilisés sur le long terme.
En France, l’obligation d’achat ne concerne en France une part très faible de la production électrique.
Oligopole
Marché sur lequel l’offre est partagée entre un petit nombre de vendeurs. La situation où l’offre est assurée par un seul vendeur est le monopole. Dans les pays économiquement développés, les monopoles sont le plus souvent le fait d’une société nationalisée, et les oligopoles sont très sévèrement régulés par l’État.
En grec, oligos=peu.
Dans les différents systèmes électriques dérégulés, la fourniture d’électricité conduit en général à des situations d’oligopole au moins localement. Bien que la production d’électricité puisse comporter un plus grand nombre de producteurs (solaire photvoltaïque, éolien, petite hydraulique, etc.), la plus grande part de la production est souvent le fait d’un petit nombre de gros producteurs, et le marché est quasiment en oligopole.
OTC (over the counter)
Expression utilisée pour désigner des transactions de l’électricité de gré à gré ou bilatérales (acheteur et vendeur) sans passer par un système d’enchères ou une bourse.
Les transactions OTC se font souvent sur la base des prix de marché qui jouent le rôle de référence de prix.
Péréquation (nationale)
Si l’on s’en tient seulement à la France métropolitaine, le coût réel d’un kiloWattheure varie considérablement d’un client à l’autre. Pour un client situé en zone rurale et éloigné de tout moyen de production, le coût réel est considérablement plus élevé que pour un client habitant en ville. Les tarifs de l’électricité sont pourtant identiques à l’échelle du pays depuis 1946, en raison d’un choix politique.
Le principe selon lequel les tarifs de l’électricité devaient être identiques sur tout le territoire est appelé péréquation tarifaire et constitue une caractéristique de ce qu’on appelle les "services publics à la française".
Lors de l’ouverture du marché français à la concurrence, le principe de la péréquation tarifaire a été maintenu pour l’utilisation des réseaux de distribution. La Commission de Régulation de l’Énergie a en effet opté pour le tarif dit "du timbre poste", dans lequel la distance n’est pas prise en compte. Rien ne s’oppose en revanche à ce qu’un fournisseur pratique des prix différents selon la région, bien qu’il n’y ait pas de raisons pour que ce soit le cas.
Pertes
Dans le secteur de l’électricité, les pertes représentent l’écart entre la quantité d’électricité produite (énergie ou puissance) et celle qui est réellement consommée par les clients finaux.
Lors du transport de l’électricité (en haute et très haute tension), il se produit des pertes par "effet Joule" : une partie de l’électricité est dissipée sous forme de chaleur dans l’atmosphère, à cause de l’échauffement les lignes. Ces pertes représentent en gros 10 % de l’énergie transportée.
Mais d’autres pertes sont encore plus importantes, notamment lors de la transformation (passage de la haute ou très haute tension à la moyenne ou basse tension). Les pertes sur les réseaux de distribution sont importantes, et au total lorsqu’un client résidentiel consomme un kilWattheure, il a fallu en produire au moins deux.
Pertes thermiques
Tout bâtiment a nécessairement des pertes thermiques : des échanges de chaleur se font entre l’intérieur et l’extérieur. Ce sont ces pertes qui font que le bâtiment a besoin d’être chauffé en permanence lorsqu’il fait froid.
Certaines pertes thermiques sont spécifiques aux habitants (ouverture des fenêtres, etc.). Mais chaque bâtiment a des pertes spécifiques. Des pertes se font nécessairement par conduction de chaleur à travers l’enveloppe du bâtiment : les murs extérieurs, le toit et le sol. D’autres sont dues au renouvellement de l’air (par ventilation naturelle ou mécanique) indispensable aux habitants.
L’importance des pertes thermiques spécifiques du bâtiment (dans des conditions normales de ventilation) peut être évaluée sous la forme de différents coefficients. Le principal est le "coefficient G".
Photo-pile
Capteur solaire photovoltaïque. Voir Solaire photovoltaïque.
Sommaire Solaire photovoltaïque
Physique (livraison, achat)
Dans un marché de l’électricité dérégulé, les différents acteurs (producteurs, fournisseurs, distributeurs, clients) ont souvent intérêt à développer des échanges qui ne mettent pas en jeu de l’électricité physique. En particulier, des contrats entre les différents acteurs leur permettent de se couvrir contre différents risques (variations de prix importantes, aléas de production ou de climat, etc.).
La livraison physique ou l’achat physique d’électricité s’opposent en particulier à des options d’achat, à des contrats d’échanges financiers, etc.
Plancher solaire direct (PSD)
Système de chauffage solaire thermique par plancher chauffant. Le terme "direct" traduit le fait que le liquide antigel qui circule dans les capteurs (généralement placés sur le toit) est envoyé directement dans des tubes qui circulent dans un plancher épais. Il ne demande donc pas d’échangeur thermique.
Ce système a connu des améliorations techniques importantes dans les dernières années, et son coût d’installation a aussi baissé. L’installation d’un PSD reste réservée à la construction ou à la rénovation lourde en raison de l’épaisseur et du poids de la dalle chauffante. L’installation d’un PSD dans une construction neuve peut être envisagée dans toute région.
Point de rosée
Notion de thermodynamique utilisée en particulier en thermique du bâtiment et en météorologie. C’est la température à partir de laquelle l’humidité de l’air ambiant (humide) consense, la pression étant supposée rester constante.
Point Info-énergie (PIE)
Les points Info-énergie (ou espaces Info-énergie) sont des lieux d’information du public sur l’énergie et la maîtrise de la demande énergétique en France. Ils sont gérés par les collectivités locales, en partenariat avec l’Ademe.
Les points Info-énergie consituent un réseau assez dense (environ 200 en France) et employent plus de 500 personnes. Le public peut y obtenir des conseils sur les actions de maîtrise de la demande énergétique, sur les subventions aux énergies renouvelables ou aux matériels économes, etc.
Un numéro au tarif local permet à chacun de connaître le point Info-Energie le plus proche de son domicile (08 10 06 00 50).
Les moyens dont disposent les points Info-énergie sont divers : sites Internet, supports de communication (plaquettes, brochures, DVD, etc.), instruments de mesure de la consommation, etc.
Outre les entretiens avec un conseiller, certains points Info-énergie proposent des réunions publiques d’information et des séances de formation.
Pointe de consommation
On appelle souvent pointe de consommation (électrique) une période de la journée ou de l’année pendant laquelle la consommation est plus importante.
Les consommations de pointe jouent un rôle très important dans le dimensionnement des moyens de production et du réseau, car les équipements doivent être capables de supporter la pointe. Les moyens de production (centrales) et le réseau (lignes, mais aussi postes et transformateurs) demandent des investissements de long terme très importants. De plus, l’électricité consommée à la pointe est nécessairement plus chère à produire, car il faut mobiliser des "moyens de pointe" utilisant des combustibles plus chers, ou consommant des ressources hydrauliques précieuses. Pour l’intérêt général, il est donc important d’inciter tous les clients qui le peuvent à réduire leur consommation à la pointe ou à s’effacer. C’est la raison pour laquelle les tarifs de l’électricité (en France ou ailleurs) comportent souvent des prix plus élevés aux périodes de pointe.
Selon le pays ou la région, les pointes de consommation ne sont pas situées au même moment.
- Certains systèmes électriques sont à pointe d’hiver, à cause du chauffage électrique et de l’éclairage. C’est le cas de la France métropolitaine.
- D’autres sont à pointe d’été, à cause de la climatisation. C’est le cas dans certains États aux USA, ou en Australie.
Pompe à chaleur
Une pompe à chaleur est une machine thermodynamique puisant de la chaleur dans une source de chaleur pour la restituer à une température plus élevée que dans la source. Une pompe à chaleur peut être intégrée dans un dispositif de chauffage ou de climatisation (ou les deux) de manière à utiliser en partie une énergie gratuite disponible dans la nature sous la forme d’une différence de température.
Une pompe à chaleur de chauffage ou de climatisation nécessite à la fois une "source chaude" et une "source froide". Ces deux milieux de températures différentes doivent être situés à proximité des locaux à chauffer ou refroidir. En hiver, l’air ambiant est une source froide. Le sous-sol (à partir d’un mètre de profondeur) devient une source chaude dans laquelle on peut aller puiser la chaleur. Plusieurs systèmes de pompe à chaleur sont possibles en fonction des conditions locales et des sources de chaleur exploitables (air, eau).
Lorsqu’on est en présence de deux milieux ayant une différence de température, on peut en retirer de l’énergie gratuitement. C’est d’ailleurs ce qui se produit dans la nature : lorsque deux masses d’eau ou d’air de température différentes sont en présence, une énergie mécanique est dégagée dans le processus d’équilibrage des températures : vent, courant, etc.
Une pompe à chaleur utilise un fluide caloporteur qui circule en boucle entre la source froide et la source chaude. Bien que de l’énergie soit absorbée notamment pour mettre en mouvement le fluide, l’énergie gratuite ainsi récupérée est plus importante, et on réalise donc une économie sur la facture de chauffage ou de climatisation. Les économies ainsi réalisées dépendent des conditions locales, mais peuvent être très importantes et représenter la moitié de la consommation de chauffage. La source chaude ne doit pas à être à 20 degrés ou plus, mais seulement à une température plus élevée que celle de l’air ambiant en période de chauffage (ou plus froide que l’air ambiant pour la climatisation)
Le plus souvent, la pompe est à compression et est comparable dans son fonctionnement à un gros réfrigérateur.
Pondérateur (coefficient pondérateur de puissance)
Voir Dénivelé de puissance.
Sommaire Dénivelé de puissance
Pont thermique
Un pont thermique est un endroit par lequel les échanges de chaleur par conduction se font facilement.
Les ponts thermiques d’un bâtiment sont les "maillons faibles" de l’isolation, et constituent en quelque sorte des "courts-circuits thermiques". Ils sont souvent situés aux linteaux, appuis de fenêtres, coffres de volets roulants, abouts de dalle.
Dans les constructions collectives récentes ou les constructions garanties par un label énergétique, les ponts thermiques sont évités avec soin. Il peut se révéler très difficile de neutraliser les ponts thermiques dans un bâtiment existant. L’identification de ponts thermiques d’un bâtiment demande un certain niveau d’expertise. On peut aussi les identifier en examinant avec soin le rayonnement infra-rouge émis par le bâtiment en période de chauffage.
Poste
Point d’aboutissement de la livraison d’électricité, de son comptage et éventuellement, de sa transformation. En France, les postes dits HTA-HTB permettent de transformer la haute tension en moyenne tension.
On parle parfois de poste-source pour désigner les postes HTA-HTB.
Pré-diagnostic énergétique
Le pré-diagnostic énergétique désigne en France une étude des consommations d’énergie d’une entreprise ou d’un professionnel qui peut être subventionnée par l’Ademe.
Un pré-diagnostic obéit à un cahier des charges défini, et doit être réalisé par un expert dont les compétences ont été reconnues par l’Ademe.
Primaire (énergie)
Énergie disponible dans la nature sous diverses formes : fossile (pétrole, charbon, uranium, etc...), rayonnement solaire, hydraulicité, etc. L’énergie primaire consommée par les hommes se distingue de l’énergie finale, celle qui est réellement utile.
Les bilans de consommation d’énergie établis par les organismes internationaux sont le plus souvent basés sur l’énergie finale et non sur l’énergie primaire.
Les deux "comptabilités" (en énergie primaire, en énergie finale) présentent des intérêts différents. La consommation d’énergie finale est intéressante sur le plan économique, mais met sur un même plan les énergies renouvelables et les autres. Elle ne permet pas d’évaluer précisément l’impact de la consommation sur les réserves d’énergies fossiles.
Prise compteuse
Petit appareillage de mesure permettant de connaître simplement la consommation de certains appareils. Il suffit pour cela de débrancher du secteur l’appareil donc on veut mesure la consommation, puis de le rebrancher en intercalant la prise compteuse (comme une "prise gigogne").
Les prises compteuses permettent de calculer l’énergie consommée sur un intervalle de temps donné ainsi que la puissance moyenne. Ces petits appareils sont assez bon marché, et peuvent être empruntées dans certains points Info-énergie.
Profil de charge, profilage de charge
Traduction de termes anglo-saxons (load profiles, load profiling) liées à une technique d’estimation de courbes de charge par secteur d’activité ou par catégorie de clients (par tarif).
Un "profil de consommation" est une "courbe de charge typique" indiquant la forme de la courbe de charge réelle. Selon le contexte, une telle courbe peut décrire la consommation d’une journée, d’une semaine, d’une année.
Dans un système électrique, la courbe de charge réelle des "petits" clients ne peut pas être connue avec certitude, car il faudrait pour cela des équipements très onéreux.
Dans un système dérégulé, où plusieurs fournisseurs sont en concurrence pour la fourniture d’électricité aux petits clients, il est nécessaire de réaliser un "profilage" des petits clients pour assurer que les quantités d’électricité injectées par chaque fournisseur correspondent à chaque instant aux quantités consommées par l’ensemble de leurs clients.
Promotelec
Promotelec est un organisme français de certification et d’appui au service du développement de l’électricité. C’est une association créée en 1962 pour promouvoir la sécurité et la qualité des installations électriques dans le bâtiment. Elle est représentative de l’ensemble des acteurs de la construction jusqu’au client final. Son conseil d’administration regroupe EDF, les organisations professionnelles d’installateurs électriciens, de la construction électrique et du bâtiment, ainsi que les organisations représentatives des utilisateurs et des consommateurs.
Promotelec est connu pour le "label Promotelec". Dans le logement neuf, ce label garantit la conformité du bâtiment à la réglementation thermique "RT2000" et un niveau de qualité et de sécurité élevé pour l’installation de chauffage électrique lorsqu’elle est présente.
Puissance électrique
La puissance est une notion générale de physique. Dans le domaine de l’électricité, on parle souvent de la puissance d’un appareil ou d’une charge électrique, cette puissance étant mesurée en Watts ou en multiples (kiloWatts, MégaWatts, etc.).
Un bon nombre d’appareils électriques ne sont pas constitués de résistance pures (ils ne transforment pas l’énergie électrique en chaleur), et sont conçus pour une utilisation en courant alternatif uniquement. C’est le cas de la plupart des moteurs, par exemple. Pour ces appareils, on peut distinguer deux types de puissance : la puissance active (mesurée en Watts) et la puissance réactive (mesurée en VAr).
La puissance est une notion instantanée. En pratique, une puissance ne peut être mesurée que sur un petit intervalle de temps, généralement quelques millisecondes (quelques millièmes de secondes). On utilise souvent la notion de puissance moyenne sur une période de temps. La puissance moyenne sur une période de temps est égale à l’énergie divisée par la durée. Par exemple si 24 kiloWattheures ont été consommés en une journée (24 heures), la puissance moyenne est de 1 kiloWatt. Mais la puissance a pu varier considérablement au cours de la journée, par exemple elle a pu être constamment égale à 1 kW ou égale à 2 kW pendant 12 heures et 0 kW pendant les 12 autres heures.
Puissance souscrite
La puissance souscrite est une caractéristique du contrat de fourniture d’électricité. Il s’agit d’une indication de puissance maximale qui ne doit pas être franchie (clients en tarif bleu) ou dont les dépassements seront facturés (clients en tarifs jaune ou vert).
Cette puissance est exprimée en kVA et non en kW, car elle prend en considération l’énergie réactive (ou plus exactement la puissance réactive).
La puissance souscrite maximale en tarif bleu est égale à 36 kVA, ce qui permet de couvrir les besoins de nombreux professionnels (commerçans, artisans). Le tarif jaune correspond à des puissances souscrites allant de 36 kVA à 250 kVA, ce qui permet de couvrir les besoins de nombreuses petites entreprises, de collectivités locales, etc. Au-delà de 20 kVA il faut opter pour le tarif vert qui permet de couvrir les besoins d’un hyper-marché par exemple.
Depuis l’étape d’ouverture du marché de juillet 2004, les professionnels peuvent choisir leur fournisseur d’électricité. Les fournisseurs doivent payer pour l’utilisation des réseaux, et une part du prix de livraison de l’énergie électrique dépend de la puissance souscrite de leurs clients.
Sommaire Réactive (puissance, énergie)
Puits canadien
Dispositif simple permettant de préchauffer l’air arrivant dans une maison en la faisant passer dans un canalisation en siphon enterrée à 1.5 mètre de profondeur environ. La température du sol est en effet peu variable à ces profondeurs, et elle dépasse la température de l’air en hiver. Le procédé permet donc de disposer d’une énergie presque gratuite avec un investissement très réduit. La consommation électrique du système de ventilation utilisé est négligeable par rapport aux économies de chauffage ou de climatisation ainsi réalisées.
Le même principe est utile en été, car la température du sol est alors plus fraîche que celle de l’air. On parle aussi de puits provençal.
Le puits canadien ou provençal permet à presque tout propriétaire de maison individuelle de se prémunir très efficacement contre la canicule, car l’air ayant traversé le puits canadien restera à une température inférieure à 20 degrés.
Puits de carbone
Un puits de carbone capte le carbone contenu dans l’atmosphère terrestre sous forme de gaz (CO2 ou CO) et le "fixe". Les deux grands puits de carbone sont la biomasse (l’ensemble de la matière vivante) et les océans (dans les profondeurs).
Ces deux puits de carbone sont naturels ; ils assurent depuis des millénaires un équilibre du carbone à l’échelle de notre planète Terre. La fixation compense les émissions naturelles.
Malheureusement, les activités humaines émissives de gaz carbonique créent un déséquilibre. Les scientifiques envisagent de créer des puits de carbone artificiels qui viendraient corriger les effets néfastes (présents ou passés) des activités humaines. Ces recherches ne pourront pas se concrétiser avant longtemps.
Puits provençal
Synonyme de puits canadien.
Ratio (de consommation)
Indication de consommation moyenne (en général pour un usage donné) en fonction d’un déterminant lié à l’équipement ou à l’activité. Par exemple, pour un hôtel deux étoiles, le ratio de consommation journalière de chauffe-eau électrique est d’environ 4 kWh par jour et par chambre occupée.
Selon l’activité, on peut déterminer plusieurs types de ratio. Ratio de consommation par couvert servi pour un restaurant, ratio de consommation par chambre ou par chambre occupée pour un hôtel, etc.
Un suivi régulier des consommations électriques ou plus généralement des consommations d’énergie et de fluides permet de déterminer au bout d’un certain temps des ratios de consommations pour un établissement.
Rayonnement
La chaleur peut se transporter de trois façons différentes : par conduction, par convection et par rayonnement.
Le transport par conduction se fait à travers un solide. C’est par exemple le cas lorsqu’on chauffe une barre métallique avec une flamme placée à une extrémité : la chaleur gagne petit à petit l’autre extrémité de la barre. Le transport par convection concerne les fluides (par exemple eau ou air) et résulte d’une agitation à l’intérieur du fluide. C’est ce qui se produit lorsqu’on chauffe une casserole d’eau : la chaleur gagne le haut de la casserole grâce au mouvement de l’eau.
Le transport par rayonnement est très différent. La chaleur est conduite par des rayons électromagnétiques, et elle peut être transportée dans le vide, en l’absence de tout solide ou fluide. C’est essentiellement le rayonnement solaire qui réchauffe la Terre et permet la vie. Le rayonnement peut être absorbé par des solides. Un solide absorbera plus ou moins le rayonnement selon que sa couleur est plus ou moins sombre. Ce phénomène est bien connu de tous : par une journée chaude et ensoleillée, il vaut mieux s’habiller en blanc qu’en noir.
Rayonnement nocturne
Le rayonnement nocturne est un phénomène météorologique important. Par une nuit froide et claire, le sol se refroidit et cède sa chaleur par rayonnement à l’atmosphère. De manière plus générale, tous les corps chauds vont céder une part de leur chaleur à l’atmosphère par rayonnement nocturne. Ce rayonnement est invisible à l’oeil nu, car il s’agit d’un rayonnement infra-rouge (basse fréquence).
Le rayonnement nocturne est une cause de pertes thermiques dans un bâtiment. La chaleur accumulée dans le bâtiment va se propager par rayonnement à travers les fenêtres, même si celles-ci sont très bien isolées (doubles vitrages).
Re-régulation
Réorganisation du secteur de l’électricité dans un pays. Voir Dérégulation.
Réactive (énergie ou puissance réactive)
Certains appareils électriques dits réactifs (principalement des moteurs ou des transformateurs) absorbent de l’énergie pour des besoins d’excitation magnétique. Lors du fonctionnement de ces appareils, il se produit un déphasage entre l’onde de courant du réseau et les caractéristiques internes de l’appareil (intensité, courant) entraînant une consommation d’énergie supplémentaire.
Imaginons un certain nombre de personnes sautant sur un grand trampolino en étant parfaitement "en rythme". Un nouvel arrivant sur le trampolino et sautant avec la même fréquence aura un effet bien différent selon qu’il respectera le rythme imposé ou qu’il sautera avec un déphasage (par exemple à contretemps). Dans le second cas, le nouvel arrivant entraîne un effort physique supplémentaire pour les autres sauteurs bien supérieur à celui du premier cas. La situation est assez comparable à celle qui prévaut lors du branchement d’un appareil électrique sur le réseau qui est en quelque sorte un trampolino géant. Un appareil résistif (constitué d’une résistance électrique) est toujours "en rythme" avec le réseau, mais ce n’est pas le cas des moteurs qui "consomment du réactif".
Un client final doit logiquement payer sa consommation d’énergie réactive, mais le comptage de celle-ci est plus complexe. Aussi, pour les petits clients (tarif bleu ou jaune), l’énergie réactive n’est pas facturée. En revanche, les clients en tarif vert payent leur consommation réactive. Ils peuvent diminuer leur facture ``réactive’’ en s’équipant de systèmes dits de compensation (batteries de condensateurs).
Réchauffeur de boucle
Dispositif (souvent électrique) utilisé dans les installations d’eau chaude sanitaire collectives permettant d’obtenir très rapidement de l’eau chaude lors d’un soutirage. Ce dispositif évite le gaspillage d’eau froide.
Référence (consommations de)
En France, la réglementation thermique (RT 2000) établit des consommations d’énergie de référence pour les bâtiments à usage d’habitation. Ces consommations concernent plusieurs usages (chauffage, ventilation mécanique, eau chaude sanitaire, éclairage). Elles sont valables dans des conditions climatiques normales et sont déterminées d’après des caractéristiques du logement ou du bâtiment.
Sommaire Réglementation thermique RT2000 Températures normales
Règlement des écarts
Les puissances injectées sur un réseau de distribution doivent correspondre à chaque instant aux soutirages des différents clients (augmentés des pertes). Pour obtenir cet équilibre, les Gestionnaires de Réseaux de Distribution (GRD) demandent aux fournisseurs de prévoir la consommation de leurs clients, puis procèdent à des achats pour faire face aux aléas imprévus.
La prévision de consommation totale est comparée a posteriori à la réalisation et les écarts sont imputés aux différents fournisseurs en prenant en considération d’autres informations, issues notamment du relevé des compteurs.
Le règlement des écarts est un problème compliqué. En effet, la courbe de charge de l’ensemble des clients d’un fournisseur n’est pas connue, même a posteriori car la courbe de charge des petits clients n’est pas mesurée. Cette courbe est estimée grâce à des profils de consommation officiels contrôlés par les GRD. On parle donc de profilage de charge.
Sommaire Profil de charge, profilage
Réglementation thermique (RT2000)
La réglementation thermique 2000 ("RT2000") est une loi française qui concerne la construction de bâtiments dits à usage d’habitation : logements, bâtiments tertiaire.
Cette loi impose un niveau de performance bien défini du bâtiment et de ses équipements du point de vue thermique (isolation, ventilation, efficacité énergétique du système de chauffage, etc.).
La réglementation thermique RT2000 concerne aussi la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage. La RT2000 fixe pour chacun des usages concernés des consommations de référence, basée sur un utilisation précise des locaux.
Rendement (énergétique)
Terme général mesurant la part réellement utile dans une consommation énergétique. Un rendement s’exprime donc en pourcentage. La notion de rendement énergétique concerne tout appareil électrique, mais dépend de la fonction de celui-ci. Pour un appareil à vocation mécanique (par exemple un outil), le rendement sera le pourcentage de l’énergie électrique consommée qui est restituée sous forme d’énergie mécanique. L’énergie électrique absorbée dans l’échauffement inévitable du moteur sera alors considérée comme une perte.
Pour les appareils de chauffage, le rendement est le pourcentage de l’énergie absorbée qui est restituée en chaleur pure. Le rendement d’un chauffage électrique est de 100 % quand on l’évalue pour une installation : la totalité de l’énergie facturée consommée par le système de chauffage est restituée sous forme de chaleur utile. Pour un chauffage au gaz ou au fioul, le rendement est plus faible, car une partie de l’énergie disponible en théorie dans le combustible est perdue, en particulier sous forme de chaleur évacuée par la cheminée. Un rendement nominal est pris en compte lorsqu’on compare le prix des différentes énergies, notamment pour le chauffage. Cela permet de n’utiliser qu’une seule unité (le kWh) pour exprimer les coûts.
Le rendement d’une installation de chauffage peut être supérieur à 100 %. C’est le cas d’une installation avec pompe à chaleur (rendement de l’ordre de 300 %), ou d’installations comprenant des équipements solaires.
La notion de rendement peut prendre un sens différent selon le contexte. Par exemple, le rendement d’une énergie de chauffage évalué à l’échelle d’un pays est beaucoup plus faible qu’à l’échelle d’une habitation car on prend alors en considération le rendement de production (ex. celui des centrales pour l’électricité), l’énergie consommée par le transport, les pertes, etc.
Renouvelable (énergie)
Se dit d’une énergie dont la consommation n’entraîne pas sur le long terme la raréfaction d’une ressource naturelle.
L’énergie solaire est évidemment renouvelable (le soleil n’est pas "usé" par l’utilisation de chauffe-eau solaires). On considère le bois comme une énergie renouvelable, ce qui est acceptable en France où les quantités prélevées dans les forêts sont renouvelées en permanence grâce à une gestion durable de la ressource. Dans certains pays, la consommation de bois entraîne une déforestation, et le bois n’est alors plus une énergie renouvelable à proprement parler. Les réserves d’énergies fossiles (hydrocarbures, charbon, gaz) que nous consommons aujourd’hui seront renouvelées au mieux... dans des millions d’années ! Les énergies fossiles ne sont donc pas, loin de là, des énergies renouvelables !
Les énergies renouvelables sont nombreuses. Les plus connues sont l’énergie solaire, l’énergie éolienne et l’hydraulique. Mais parmi les plus importantes, il y a aussi la géothermie, l’utilisation de la biomasse (production de chaleur, de gaz ou de carburant à partir de végétaux) ou l’utilisation bois pour le chauffage.
Réseau électrique
Ensemble des équipements permettant d’acheminer l’électricité depuis les lieux de production jusqu’au consommateur final. Un réseau comprend bien sûr des lignes (câbles et pylônes) mais aussi des postes, des transformateurs, des instruments de mesure de contrôle et de communication, etc.
Le réseau de transport (ou "de grand transport") a pour mission de transporter l’électricité sur de grandes distances et utilise de la haute ou très haute tension. Les réseaux de distribution acheminent ensuite l’électricité vers les clients en moyenne ou basse tension.
Dans la plupart des pays, l’État est propriétaire des réseaux, même si le marché est ouvert à la concurrence. C’est le cas en France.
Des réseaux électriques peuvent être interconnectés, et constituer une unité à l’échelle de plusieurs pays. Dans ce cas, les gestionnaires des réseaux interconnectés doivent travailler en étroite collaboration.
Le réseau électrique français fait partie d’un vaste réseau couvrant l’ouest de l’Europe. L’interconnection permet des échanges transfrontaliers (exports et imports) ; elle augmente la sécurité de l’approvisonnement en autorisant une plus grande assistance des producteurs et consommateurs.
Résidentiel
La consommation d’électricité dite résidentielle est celle des particuliers, par opposition à la consommation des entreprises et des collectivités locales. On parle aussi de consommation domestique. Les clients résidentiels sont alimentés en basse tension.
Très grossièrement, le secteur résidentiel représente en France environ un tiers de la consommation intérieure finale d’électricité. La part du secteur résidentiel varie d’année en année, principalement à cause des conditions météorologiques (une bonne part de la consommation électrique résidentielle est due au chauffage).
Les chiffres disponibles regroupent souvent le secteur résidentiel et le secteur tertiaire (par exemple les estimations du Ministère de l’Industrie) ; ces deux secteurs représentent en gros près des deux tiers du total.
Responsable d’équilibre
L’équilibre entre la production et la consommation est un impératif d’un système électrique. Pour maintenir cet équilibre à tout instant jusqu’aux aléas de dernière minute (affectant la consommation ou la production), on utilise un ensemble de protocoles permettant de coordonner les actions de certains acteurs.
Dans la nouvelle organisation du système électrique français, il existe des responsables d’équilibres qui sont essentiellement des producteurs et des consommateurs. Les producteurs et les consommateurs responsables d’équilibre peuvent moduler leur production et leur consommation en réponse aux instructions de RTE.
Les responsables d’équilibre passent un contrat avec RTE qui fixe leurs droits et leurs devoirs dans la participation au maintien de l’équilibre. Leur mission repose sur des communications avec RTE. Un responsable d’équilibre reçoit une rémunération spécifique.
RTE (Réseau de Transport de l’Électricité)
Dans le marché de l’électricité dérégulé français, la gestion du réseau de de transport (qui est propriété de l’État) a été confiée à une entité spécifiquement créée, indépendante des producteurs et des acteurs commerciaux. Cette entité s’appelle RTE.
Ruban
Un ruban est un ensemble de deux courbes de charge entre lesquelles doit se trouver une courbe réelle. Les rubans sont très souvent utilisés pour les achats ou les ventes d’électricité en gros, du moins dans les négociations de gré à gré.
Pour le producteur d’électricité, la vente de ruban permet de contrôler les variations de production en fonction de ses possibilités. Pour l’acheteur, le ruban permet de couvrir une part plus ou moins bien connue de la consommation selon la largeur du ruban.
Service universel
La notion de service universel est utilisée notamment par la Commission Européenne. Un service universel est "un service minimum donné, dont la qualité est spécifiée, pour tout utilisateur, à un prix accessible". On parle de service universel dans le secteur du courrier, des télécommunications, ... et bien sûr aussi pour l’électricité.
La notion de service universel diffère sensiblement de la notion de service public "à la française". Elle correspond à un ensemble de clauses à déterminer qui permettront de "réguler" un secteur dans lequel une concurrence ordinaire ne serait pas satisfaisante.
Une fois défini par un cahier des charges, un service universel pourra être assuré par des entreprises en concurrence. Un service universel demande des mécanismes de compensations financières pour que les entreprises fournissent des services qui ne seraient pas rentables sans cela (désserte de zones éloignées, etc.).
Signature énergétique
Ce terme est parfois utilisé pour désigner une représentation graphique des consommations d’électricité en fonction des températures extérieures. Le plus souvent on utilise un couple (température, énergie) par jour, et on trace un nuage de points où chaque point représente un jour.
En période d’utilisation régulière du chauffage (maintien d’une température intérieure constante dans un volume chauffé constant), le nuage de points prend une forme allongée se rapprochant d’une droite dans la zone des températures de chauffage. La pente de la droite est à un facteur près le coefficient GV. Ce type de graphique permet donc de détecter éventuellement un coefficient G anormalement élevé.
On trouve de nombreuses variantes dans les graphiques de signature énergétique. Parfois, on utilise en abscisse des degrés-jour (de chauffage) et non pas des températures, ce qui conduit à une pente de signe opposé pour une installation avec chauffage électrique (pente positive). On utilise aussi parfois de mesures mensuelles et non pas journalières, avec en abscisse des degrés-jour de chauffage mensuels (ou des températures mensuelles moyennes) et en ordonnées des consommations mensuelles.
Solaire actif
Les techniques de solaire actif utilisent des équipements relativement lourds pour tirer profit de l’énergie solaire. Le coût assez élevé des investissements est rentabilisé par la gratuité de l’énergie solaire, les équipements ayant une durée de vie très élevée.
Le chauffe-eau solaire, le chauffage solaire ou les installations solaires photvoltaïques sont des installations solaires actives.
Sommaire Solaire thermique Solaire photovoltaïque
Solaire passif
Les techniques solaires passives exploitent l’énergie solaire sans utiliser d’équipements lourds, par opposition aux techniques actives.
La climatisation passive consiste à minimiser l’énergie thermique du soleil par diverses techniques d’ombrage (stores, rideaux, toit saillant, plantation d’arbres à des endroits stratégiques, utilisation de vitrages spéciaux, etc.) ou par une circulation d’air bien étudiée à l’intérieur des bâtiments.
Les techniques solaires passives se distinguent par leur simplicité, leur coût relativement peu élevé et l’emploi harmonieux des caractéristiques architecturales.
Certains architectes sont spécialisés dans l’application de ces techniques parfois très ingénieuses. En particulier, des dispositifs astucieux permettent d’utiliser au mieux la lumière naturelle en la dirigeant au moyen de prismes ou de cheminées de lumière. En complément des techniques solaires passives proprement dites, certains équipements légers permettent aujourd’hui d’exploiter au mieux l’énergie solaire, notamment des dispositifs s’orientant automatiquement en fonction de la position du soleil.
Les techniques solaires actives et passives ne sont pas incompatibles, au contraire. Dans une installation équipée d’un chauffage solaire, l’énergie solaire ne suffit généralement pas à couvrir en permanence la totalité des besoins. Les techniques passives sont donc utiles pour réaliser des économies.
Solaire photovoltaïque
Les équipements solaires photovoltaïques utilisent le rayonnement solaire pour produire de l’énergie électrique sans passer par une transformation en chaleur. Le phénomène physique utilisé est l’effet photo-électrique, comme dans une "cellule photographique" des appareils photo.
L’équipement-clé d’une installation solaire photovoltaïque est un ensemble de capteurs qui peuvent être assemblés. Les capteurs comportent une multitude de cellules en silicium de très faible épaisseur (un cinquième de millimètre), parfois appelées photopiles. Environ 15 % de l’énergie solaire reçue est restituée sous forme d’électricité en courant continu. La production d’une installation dépend essentiellement de la surface de capteurs installés (pour un niveau d’ensoleillement donné).
Un des intérêts du solaire photovoltaïque est la possibilité de produire de l’électricité localement, en se passant d’un réseau électrique, par exemple pour un refuge de montagne, pour un camping-car, un bateau, etc. Mais les installations solaires photovoltaïques reliées au réseau ont aussi un intérêt. Elles peuvent non seulement couvrir une partie de leur consommation, mais aussi injecter une partie du courant produit sur le réseau et faire tourner leur compteur électrique à l’envers. Il faut alors transformer le courant continu en courant alternatif au moyen d’un onduleur.
Il serait absurde d’utiliser l’électricité produite par une installation photovoltaïque pour alimenter un chauffage électrique. En effet, le rendement serait alors beaucoup plus faible que celui qu’on obtiendrait avec une installation solaire thermique.
En 2005 a été inaugurée à Chambéry la plus grosse centrale solaire photovoltaïque de France, avec une puissance de 100 kiloWatt-crète et environ 1000 m2 de capteurs. La production annuelle prévue est de 120 MWh/an environ.
Solaire thermique
L’énergie solaire peut être utilisée de plusieurs manières : soit pour produire de la chaleur utilisable directement, soit pour produire de l’électricité. Dans le premier cas, on parle de solaire thermique, dans le second cas de solaire photovoltaïque. Les équipements solaires thermiques comprennent des capteurs dans lesquels circulent un fluide (souvent de l’eau, avec une protection antigel). La chaleur est ensuite récupérée par un échangeur thermique.
Selon le type d’installation solaire thermique, une part plus ou moins importante d’un système (et du coût) est consacrée à la circulation du fluide, qui demande des pompes, des vannes et des asservissements.
Les équipements de solaire thermique les plus répandus sont les chauffe-eau solaires et les planchers chauffants.
Le système le plus répandu de chauffe-eau solaire repose sur un circuit de fluide antigel qui circule dans les capteurs et et passe par un échangeur pour céder la chaleur qu’il a accumulée à l’eau chaude sanitaire. Certains chauffe-eau sont basés sur le système plus simple (donc moins coûteux) du thermosiphon, qui ne nécessite pas d’échangeur.
Les planchers chauffants utilisent un peu le même principe pour chauffer de l’eau qui circule dans une dalle spécifiquement conçue. Comme dans le cas du chauffe-eau, il est possible de se passer d’échange de chaleur (plancher solaire direct).
Soutirage
L’électricité consommée est soutirée au réseau de transport ou de distribution. Le soutirage d’électricité (ou de courant) s’oppose à l’injection au niveau des centrales de production.
Split (système split)
Installation frigorifique ou climatiseur individuel composé de deux unités distinctes, reliées entre elles par une canalisation véhiculant le fluide frigorigène. Les systèmes split s’opposent au systèmes monoblocs.
En anglais, to split=scinder, séparer.
Un split system comporte d’une part l’évaporateur, placé à l’intérieur, et d’autre part l’ensemble condenseur-compresseur, placé à l’extérieur.
Le système peut comporter plusieurs unités intérieures, et celles-ci peuvent prendre plusieurs formes : "cassette split", console, élément mural, etc.
Spot (marché, prix)
Un marché spot de l’électricité est un marché au comptant, sur lequel les quantités échangées concernent en général le lendemain (on dit aussi marché "day-ahead").
Les prix spot jouent souvent le rôle d’une référence, y compris pour les ventes par contrat ou sur des marchés à terme (marché dit "futures").
Température d’un éclairage
Qu’elle soit naturelle ou artificielle, la lumière possède une caractéristique appelée température qui peut être mesurée objectivement. L’unité de mesure est le Kelvin (symbole : K), qui est d’ailleurs une unité de température au sens classique. La température de la lumière n’a aucun rapport avec la température de l’éclairage (ampoule) proprement dit.
Attention : contrairement à ce que suggère l’intuition, les lumières chaudes (lumière d’un coucher de soleil) ont une température basse !
La température de la lumière du soleil varie entre 2000 K (coucher de soleil), et plus de 18000 K (par temps couvert). Une valeur "normale" indicative serait de 5000 K.
Un éclairage électrique à incandescence classique a une température autour de 2700 K. Les lampes halogènes et les fluocompactes sont à peu près dans les mêmes valeurs de température. Les tubes fluorescents offrent une gamme assez large de températures. Il existe des tubes fluorescents dits "lumière du jour" dont la température de couleur est de 6000 K.
Les plantes ne sont sensibles qu’à des lumières de haute température dans leur photosynthèse. Les serres, les aquariums ou vivariums demandent des éclairages de haute température.
Température extérieure de base
Température utilisée dans le calcul de dimensionnement d’une installation de chauffage, c’est à dire dans la détermination de la puissance de chauffage à installer. Le calcul demande aussi de connaître la valeur du coefficient G du bâtiment ou des locaux à chauffer.
La température extérieure de base est une température conventionnelle correspondant à une température journalière froide pour une région donnée. Elle est par exemple de -7 degrés à Paris, et de -10 degrés à Strasbourg. Connaissant le coefficient G et le volume V à chauffer, la puissance de chauffage à installer s’obtient en multipliant par GV la différence entre 20 degrés et la température extérieure de base.
Considérons par exemple une installation ayant un G de 0.9, un volume de 700 m3 et située en région parisienne (température de base=-7 degrés). Le produit GV vaut 0.9*700=630 W/C. Pour compenser les déperditions lorsque la différence de température "intérieur-extérieur" est de 20-(-7) degrés, il faut une puissance de GV.[20-(-7)]=17010 Watts soit en gros 17 kW.
Températures normales
Les températures normales sont une indication de la température "moyenne" ou plus exactement "espérée" (au sens mathématique) en fonction de la position d’un jour dans l’année. Par exemple, on peut parler de la température normale à Paris pour le 20 octobre (d’une année non précisée).
Les températures normales sont déterminées par des spécialistes à partir d’un historique de mesures très long (souvent 50 ans, et au minimum 30 ans). Elles peuvent être disponibles pour différentes localisations (pourvu qu’il existe une station météorologique disposant d’un historique de mesure long) et pour différentes périodicités temporelles (horaire, journalière, mensuelle, etc.). Les plus utilisées sont les températures normales journalières.
Tempo
Option du tarif bleu (seulement) utilisant 6 prix du kiloWattheure différents. La valeur du prix parmi les 6 prix possible est déterminée en fonction de l’heure dans la journée ("heures pleines" ou "heures creuses") et de la couleur du jour ("bleu", "blanc" ou "rouge").
La plupart des utilisateurs de Tempo ont un chauffe-eau électrique asservi et un gestionnaire d’énergie pour leurs équipements de chauffage électrique.
Les heures creuses de l’option Tempo vont de 22h00 à 06h00 quelle que soit la région. La couleur des jours est déterminée avec un préavis de quelques heures (la couleur d’un jour est connue la veille). Dans une "année Tempo", qui va du 1-er septembre au 31 août, il y a nécessairement 22 jours "rouge", 43 jours "blanc" et 300 jours "bleu".
Les jours "rouge" sont ceux pour lesquels les deux prix (heures creuses et heures pleines) sont les plus élevés ; ils sont situés en semaine, et correspondent à des jours froids. Les jours "blanc" correspondent aux prix intermédiaires. Ils sont peu présents pendant l’été.
tep (tonne-équivalent-pétrole)
Unité d’énergie utilisée principalement par les économistes, correspondant à l’énergie qui peut être produite à partir d’une tonne de pétrole de qualité fixée. Cette unité est utilisée pour mesurer des productions ou des consommations de charbon, de pétrole, d’électricité, etc.
Depuis quelques années, le mégaWattheure (MWh) est souvent utilisé de préférence à la tonne équivalent pétrole (tep).
En tant qu’unité d’énergie, la tep peut être convertie en autre unités d’énergie, donc en Wattheures (Wh) ou Joules (J). On trouve parfois des formules de conversion fantaisistes. Les formules de conversion sont 1 tep=11.63 MWh=42 GJ=42000 MJ. Inversement, 1 MWh=0.086 tep.
Thermique à flamme (production)
La production thermique d’électricité comprend d’une part les centrales nucléaires, et d’autre part les centrales au charbon, gaz, fioul ou autre combustible (biomasse, déchets). Les centrales thermiques non-nucléaires sont dites "thermiques à flamme" ; le combustible y est brûlé.
Dans les centrales thermiques (nucléaires ou à flamme), l’électricité est obtenue à partir d’une énergie thermique : la chaleur est utilisée pour chauffer de l’eau et mettre en mouvement des turbines avec la vapeur d’eau.
Dans la production thermique, il faudrait en fait aussi inclure des centrales qui ne sont ni nucléaires, ni "à flamme". Citons les centrales géothermiques à haute énergie (Bouillante en Guadeloupe), les centrales solaires thermiques (Californie).
Thermosiphon
Un thermosiphon est un dispositif utilisant astusieusement la convection d’un liquide circulant dans une canalisation de hauteur variable pour "transporter la chaleur". Le fluide devient moins dense quand il est chaud et tend donc à monter. Si l’on chauffe le fluide dans la région la plus basse, la chaleur va donc se transporter des points les plus bas vers les points les plus hauts.
Le chauffe-eau solaire thermosiphon utilise cette technique : le rayonnement solaire chauffe directement l’eau qui sera consommée, et non un liquide caloporteur. La circulation de l’eau du capteur vers le ballon ne nécessite pas de pompe. Le chauffe-eau solaire thermosiphon est donc très simple et assez peu coûteux.
Le ballon d’un chauffe-eau solaire thermosiphon doit être au-dessus du capteur
- Il existe dans le commerce des ensembles "monobloc" constitués d’un ballon et d’un capteur. Cet ensemble est à placer sur la toiture.
- Pour une installation individuelle "sur mesure", le ballon peut être placé en hauteur dans les combles, tandis que le capteur sera sur la partie basse de la toiture ou en façade.
Timbre-poste (principe du)
Principe de tarification du transport d’électricité adopté en France, ainsi que dans de nombreux autres pays. Selon ce principe, le prix du transport de l’électricité est indépendant de la distance séparant le ou les points d’injection du ou des points de soutirage associés. Ce principe est comparable à celui adopté pour l’acheminement du courrier, d’où le nom.
Le transport de l’électricité est confié en France à RTE pour le réseau de transport (haute tension), et aux GRD pour les réseaux de distribution (moyenne et basse tension). Ces acteurs sont en charge des réseaux (entretien, extention, amélioration) et donc en situation de monopole naturel, car un client (résidentiel, par exemple) n’est relié qu’à un seul réseau. Ils perçoivent pour accomplir leur mission des sommes prélevées sur les quantités transportées déterminées en fonction du niveau de tension, de la puissance etc. mais pas de la distance.
Trading
Le trading est une activité de négoce d’électricité : c’est l’"achat pour la revente". Il existe des traders "purs" n’ayant aucun moyen de production et ne fournissant au sens physique aucune électricité ; mais d’autres acteurs comme les fournisseurs et les producteurs ont aussi une activité de négoce.
Puisque l’électricité ne se stocke pratiquement pas, la plupart des acteurs (producteurs, fournisseurs, responsable de réseau et même certains clients électro-intensifs) ont une activité de négoce. Chacun peut être amené à acheter une quantité manquante ou à revendre une quantité superflue de manière à satisfaire son besoin ou celui de ses clients.
VAr
Volt-Ampère réactif.
Voir Réactive (puissance, énergie), VoltAmpère.
Sommaire Réactive (puissance, énergie) VoltAmpère
Veille (consommation de veille)
La consommation dite de veille dans une installation est celle qui est due à des appareils en fonctionnement permanent. La plupart du temps, ces consommations sont inutiles, et constituent une source de gaspillage.
Selon la nature de l’installation, les appareils "coupables" (aux deux sens du terme) sont différents. Dans une installation résidentielle, la consommation de veille est due aux réveils et horloges électriques, aux téléviseurs en veille, au magnétoscopes, aux chaînes HiFi, etc. Dans les installations professionnelles, les appareils peuvent être très variés. Les matériels informatiques ou de bureau absorbent souvent une énergie importante due à la veille pendant la journée.
Bien que les fabricants de matériels aient pris des dispositions pour réduire les consommations de veille (notamment celle des téléviseurs et des ordinateurs), la réduction des consommations de veille passe presque toujours par un effort de chacun dans ses habitudes de vie. Lors de l’achat d’un appareil qui comporte un mode veille (téléviseur, matériel informatique, etc.) il est important de connaître la consommation de veille sous forme d’une puissance exprimée en Watts. Cette puissance doit être la plus faible possible. La consommation de veille des appareils "grand public" comme les téléviseurs devrait être ramenée à 1 Watt d’ici quelques années, et certains modèles atteignent déjà cet objectif sans que leur prix de vente ne s’en ressente.
Les consommations de veille représentent une part non-négligeable de la consommation électrique française. Certains experts ont estimé que les consommations de veille en France représentent l’équivalent de la production d’une centrale nucléaire. Une telle évaluation est toutefois assez délicate, et dépend de la définition retenue pour les consommations considérées.
Ventilation
L’air que respirent les habitants d’un bâtiment doit être renouvelé en permanence.
Dans de certaines installations, l’air est renouvelé par ventilation naturelle : l’air entre et sort de l’enveloppe du bâtiment par des ouvertures de petite taille (au niveau des portes et des fenêtres en particulier) où même à travers certaines parois perméables à l’air.
Dans d’autres installations, on utilise une ventilation mécanique. Un système de ventilateurs électriques est chargé d’acheminer l’air dans un réseau de conduites spéciales souvent placés dans un faux plafond. Le fonctionnement des ventilateurs est le plus souvent contrôlé automatiquement, de manière à obtenir un taux d’humidité correct. On parle alors de ventilation mécanique contrôlée.
La ventilation mécanique permet de réaliser des économies de chauffage, notamment lorsque les températures extérieures sont basses, car le taux de renouvellement de l’air n’est ni trop faible (ce qui serait dangereux pour les occupants) ni trop fort (ce qui conduit à réchauffer trop d’air frais). La ventilation double flux est encore plus favorable en terme d’économies. La ventilation mécanique contrôlée est pratiquement indispensable dans certaines pièces (toilettes ou salle de bains dépourvue de fenêtres).
Sommaire Double-flux (ventilation)
Ventilo-convecteur
Dispositif de chauffage et de climatisation assurant le filtrage de l’air ainsi que son réchauffement (chauffage) ou refroidissement (climatisation).
Un ventilo-convecteur demande la présence d’une pompe à chaleur et d’un circuit de fluide caloporteur. Les ventilo-convecteurs sont souvent muraux.
Vert (tarif)
Tarif(s) des gros clients alimentés en haute ou moyenne tension.
Les compteurs ``verts’’ sont les compteurs utilisés en tarif vert ; ils sont électroniques et télérelevables. Il ne sont pas forcément de couleur verte !
Le tarif vert couvre des puissances souscrites dépassant 250 kVA.
Verte (électricité ’verte’)
On appelle "électricité verte" ou "courant vert" (green power) l’électricité produite au moyen d’énergies renouvelables. Les clients éligibles (ceux qui peuvent choisir leur fournisseur d’électricité) peuvent demander à ce que tout ou partie de l’électricité qu’ils achètent soit "verte", moyennant un supplément de prix.
L’électricité verte livrée au client n’a pas en elle-même de qualité particulière. C’est la même que celle qui est livrée ailleurs. En effet, l’électricité est la même quelle que soit son mode de production. De plus, les puissances électriques produites par les différentes centrales sont en quelque sorte "mélangées" sur le réseau de transport. La possibilité d’acheter du courant vert offre à ceux qui le souhaitent un moyen de manifester leur soutien aux énergies renouvelables selon le principe dit de "lobbying". Les entreprises peuvent aussi valoriser ce choix dans leur communication.
En Allemagne, où l’ouverture du marché électrique est complète, de nombreux clients résidentiels choisissent d’acheter de l’électricité "verte", bien que cela augmente leur facture d’électricité. En France, la vente de "courant vert" est proposée par plusieurs fournisseurs.
Dans sa large majorité, la production hydraulique n’est pas comptabilisée dans la production d’électricité "verte", bien qu’elle corresponde à une énergie renouvelable et qu’elle représente une part significative de la production (près de 10 %). L’intérêt de la notion de courant "vert" est en effet la promotion et l’aide au développement de la production par des énergies renouvelables. La production hydraulique ne peut pour ainsi dire plus être augmentée en France (pour des raisons techniques), et n’a donc pas besoin de promotion.
Vitrages spéciaux
On désigne sous cette appellation un ensemble de matériaux transparents ou semi-transparents en verre ou matière synthétique. Ces matériaux peuvent contribuer à des économies d’énergie importantes en réduisant les besoins de chauffage, de climatisation et d’éclairage. Mais le choix d’un vitrage spécial en fonction du bâtiment et de son exposition demande un bon niveau d’expertise. Les vitrages font l’objet de recherches très poussées et de nouveaux produits sont sans cesse mis au point.
Certains vitrages ou matériaux translucides (les aérogels) ont des propriétés isolantes exceptionnelles et parviennent avec quelques millimètres d’épaisseur à rivaliser avec une cloison. Les panneaux capillaires permettent de gérer l’utilisation du rayonnement solaire, en limitant par exemple les apports de chaleur.
Certains vitrages sont des produits de haute technologie : citons les vitrages dynamiques qui sont pour l’instant surtout utilisés dans les musées, mais sont promis à un bel avenir dans le bâtiment. Ces vitrages ont des propriétés qui peuvent être modifiées à la demande (vitrages à cristaux liquides et verres électrochromes modifiés par un courant électrique) ou en fonction de la lumière (verres photochromes), de la température (verres thermochromes).
VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée)
Voir Ventilation.
VoltAmpère (VA), kiloVoltAmpère (kVA)
Unité de mesure de puissance spécifique de l’électricité en courant alternatif prenant en considération l’énergie réactive. Comme son nom l’indique, un VoltAmpère est la puissance consommée par une charge soumise à un courant de un Ampère sous une tension de un Volt.
La puissance consommée par une charge reliée au réseau comporte de deux manière générale une par active exprimée en Watts (W) ou multiples, et une part réactive exprimée en VoltAmpères réactifs (VAr) ou multiples. Les deux types de puissances instantanées ne s’ajoutent pas.
Une charge résistive (une résistance chauffante) ne consomme pas d’énergie réactive, et sa puissance est identique qu’elle soit exprimée en kW ou en kVA. En revanche, la puissance électrique d’une charge réactive comme un moteur s’exprime en principe en kVA.
Pour les consommateurs d’électricité en tarif jaune ou bleu, les énergies facturées ne comprennent pas l’énergie réactive. En revanche, pour les clients en tarif vert (souvent des industriels), l’énergie réactive est facturée.
Sommaire Réactive (puissance, énergie)
Wattheure (Wh), kiloWattheure (kWh)
Unité de mesure d’énergie (en particulier électrique). Un Wattheure correspond à l’énergie consommée par un appareil ou une charge de un Watt pendant une heure. Un kiloWattheure représente 1000 Wattheure. Moyennant un facteur de conversion, lié au rendement des équipements, le kiloWattheure peut être utilisé pour mesurer tout type d’énergie, en particulier la consommation d’un chauffage au fioul ou au gaz.
Contrairement à une idée trop répandue, un kiloWattheure ne représente pas un kiloWatt "par heure" au sens d’une division, mais est au contraire la multiplication d’un kiloWatt par une heure.
Si vous laissez une ampoule de 100 Watts en marche pendant une heure, votre compteur électrique enregistrera une consommation de
100 Watts x 1 heure = 100 Wattheures = 0.1 kiloWattheure
Pour les consommations électriques "habituelles" (celle d’un ménage ou d’un professionnel), on utilise plus souvent le kiloWattheure (symbole kWh), qui correspond à 1000 Wattheures, voire le mégaWattheure de symbole MWh (1000 kWh, soit un million de Wattheures).
La consommation d’électricité journalière d’un ménage varie en gros entre 5 kWh (petit appartement sans gros usages de l’électricité) et 100 kWh (maison individuelle en chauffage électrique par un jour froid en hiver).
Zone climatique
Pour les études relatives à la consommation de chauffage, la France métropolitaine est souvent divisée en trois zones climatiques numérotées de 1 à 3 et parfois baptisées H1, H2, et H3. Le découpage en zones correspond en gros au nombre de degré-jour de chauffage en année normale, mais les limites de ces zones correspondent à celles des départements. La zone H1 est la plus froide, la zone H3 est la plus chaude et correspond au pourtour méditerranéen.
L’altitude joue un rôle très important sur les températures et les degrés-jour. Pour cette raison, les localités situées à plus de 800 m d’altitude passent selon le cas de H2 à H1 ou de H3 à H2. Une élévation de 100 mètres correspond en gros à 0.5 degré Celsius en moins sur l’année, donc une centaine de degrés-jour en moins sur l’année. L’altitude doit donc être prise en considération dans les études concernant les usages thermiques. Certains départements de Métropole sont particulièrement contrastés en altitude : les Alpes Maritimes (06), la Corse.
La température est aussi plus élevée dans les grandes villes que dans les proches environs ; l’excès dépasse assez facilement un ou deux degrés en moyenne.
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